Couche ton fusil

J’en arrive à me demander
Le jour, la nuit
Comment des individus
Officiellement promus
Trichent et ont triché
Tellement
Que même leurs mamans
Ne les reconnaissent pas.
Leurs jobs précédents
Les ont amenés
A stimuler
Leurs intelligences
Pour voler, piller, tricher
Sans autres motivations
Que l’argent
Leur unique exigence,
Quel qu’en soit le prix.
Mais, tristes amis,


Peut-être n’existent-ils pas
Qu’ils sont le fruit pourri
De nos imaginations
Dégradées ?
Demain serons-nous éveillés,
Libérés
Du poids oppressant
D’avoir par insouciance
Perdu nos libertés ?
Mets ta tête
Sous la couette,
Couche ton fusil
A la tête du lit.
Le jour poindra
Le jour sans pardon.