On ne va pas reconstruire Notre-Dame

Puisque les avenues
Les ronds-points,
Et les rues
Sont interdits
De manifestation,
Que les enfants
Y sont frappés
A coups de poing,
Que les ainés
Sont gazés
Et n’importe qui
Bastonné,
Que seuls les bandits


Peuvent circuler
Et fracasser,
Ne pourrait-on
Suggérer
De se retrouver
Devant les lieux
De patrimoine religieux
Afin de les sauvegarder ?

J’ai dit patrimoine,
Cher moine,
Pas religion ni Foi.

Et puis, les spoliés
Matraqués
Pourraient y entrer
Avec l’historique cri :
« Asile, Asile ! »
Protection d’antan.

Les policiers excités
Survoltés débiles,
D’aujourd’hui
Penseraient,
– S’ils en ont
La faculté
Et la permission –
Qu’il s’agit
D’un psychiatrique asile !

Semaine
Après semaine,
Les policiers,
Aux soirs des délires
Du champ de bataille,
Hors univers moral,
Décident de se finir,
D’une balle.
Ultime bataille,

On ne va pas reconstruire Notre-Dame, on va la réparer. Mais on l’a perdue, … une forme de colère froide. On se dit qu’un tel édifice, dans une ville comme Paris, dans un pays qui est la sixième puissance mondiale, ça a un côté profondément dérisoire d’assister impuissant à ce qu’il s’est passé. Alexandre Gady, historien de l’art