Epi’ taf !

Petit marquis
En son palais
Le plafond
Vernissait.
Il apprécie
Tant le vernis
Qui luit et reluit
Même la nuit.

Tout à l’heure,
Un travailleur
Cotté de bleu, casqué
Et gilet jauné
A ôté
La grande échelle
Si belle
Pour aller bosser
De l’autre coté
De la rue.

Petit marquis
S’accroche au pinceau
Maudissant
Le sans dent,
Mérite des baffes !

A travers l’oculus
Petit marquis
Voit passer
Son bonavion
A lui
Dans les noirs cumulus.

Trop tard !
Il va être en retard
Pour regagner
De l’autre côté
De la rue,
Son bureau
De banquier.

Il lâche le pinceau
Dieu que c’est haut !
Epi’ taf!
Qui après lui
S’occupera des vernis ?