Combattre l’addiction aux instruments à cordes !

Il est de bon ton d’évoquer les addictions – surtout celles des autres – à tout ce qui peut rendre dépendant : les timbres, les culottes, les réseaux sociaux, …

Or, depuis que le premier chasseur poète a posé son arc sur un tronc creux et utilisée sa corde pour accompagner et rythmer ses onomatopées rahaniques (cf. le fils des âges farouches), des myriades d’instrumentistes ont dédié leur existence aux innombrables évolutions d’instruments à cordes.
Idem pour les joueurs de conque, de tamtam et d’olifant. Mais présentement hors sujet.

Si, pour des raisons personnelles, vous trouvez un jour que « pincer » des cordes ne convient plus à votre personnage – énarque, voyou, taulard, etc… – ou bien que vous consacriez trop de temps avec votre instrument, temps néfaste à votre carrière ou à votre vie personnelle (conjoint, enfants, parents, amis, animaux, …) et que vous décidiez de stopper votre addiction, voici quelques pistes :

1 – les cordes rouillées.
Le ou les panaris récurrents calment les ardeurs du picking. L’évolution vers un bon vieux tétanos peut calmer définitivement.

2 – les cordes ébarbées ou barbelées.
Habituellement dévolues au sado maso, on pourra monter sa guitare en fil de fer barbelés. Ou bien faire des « gendarmes » avec un cutter ou une pince monseigneur.

3 – les cordes électrifiées.
Assez facile de dériver l’alimentation électrique sur une guitare éponyme ou éponyme acoustique. Un domino et quelques fils et la décharge est assurée entrainant des doigts gourds et cheveux hirsutes. Plus délicat avec un instrument acoustique car il faut le raccorder à une lourde batterie. Ou directement dans une prise de courant. Quand on veut, on peut !

4 – la guitare décordée.
Un pis-aller. Avec totalement désaccordée et montée sans respect du EBGDLE.

5 – la corde unique.
Quelle que soit la corde retenue, on peut s’en lasser et donc se dégriser.

N’oublions pas que Niccolò Paganini (1782 – 1840), violoniste et grand zélateur de la guitare, s’était vu retirer toutes les cordes de son violon lors d’un séjour au violon – Eh oui ! – sauf une ! avec laquelle il joua et composa.

 

 

 

Bon, je viens de changer les cordes de ma guitare, j’y retourne, c’est trop bon !