Les compte-rendus des régates 2006

2006 – Riding Road 66, away from home

Elles sont et il est entré(e)s dans la légende de la mother road.

Yep! Casting : Béatrice, Chloé, Laura & Philippe

28 juillet – NYC.

Ph. Arrivée à NYC. L’hôtel e-booké s’avère être  une sorte de clapier cosmopolite malgré tout bien situé en bordure de Central Park.

  1. Humé l’air new-yorkais à 23 pm et stop au Starbuck Café.

Ph. Dès le lendemain, changement de résidence new yorkaise pour l’hôtel Newton.

  1. Même quartier sur Broadway.

29 juillet – NYC

  1. Enaurme breakfast. Pancakes burp!

1st shopping shoes sur Broadway.

On a tout essayé!

Ferry pour Staten Island, en rade de Manhattan. Génial et gratos. Le »tuyau » est génial, merci le Routard !

Empire State Building: 86 étages et 2h30 de queue.

Shopping chez Macy’s.

Ph. Coup d’oeil dans le flot d’autos sur Ground Zero.

 

 

30 juillet – NYC

  1. Découvert un amour de bakery pour breakfast.

Ph. Discussion avec la serveuse d’origine grecque qui cumule 2 jobs à plein temps. Que dirait notre Madame 35 heures ?

  1. Journée all around Central Park. Design museum (shopping) Guggenheim et MET tout l’après midi.

Vague concert Rap à Summer stage.

Strawberry fields Garden.

Ph. Tribute de Yoko à John. Chloé danse là où couru Dustin Hoffmann de Marathon Man.

31 juillet

New York City – Nuit vers Chicago.

  1. Shopping sur Broadway. Breakfast au charmant Café Lila où tournèrent Meg Ryan et Tom Hanks dans « You’ve got a mail »

Ph. 15.00 PM. Embarquement sur la 42nd. Souvenir Macadam Cowboy.  Greyhound prévu pour le trajet de 12 heures NYC-Chicago. Suite à un incident entre un latino et une passagère blanche, intervention menottée des forces de police sur un parking en pleine nuit. Welcome America. Et finalement 19 heures de bus.

Arrêt changement de bus et de chauffeur à Pittsburgh au tout petit matin. Les miss se restaurent dans la gare routière à 2 a m !

1er août – Chicago Illinois

Ph. Arrivée à 11 heures AM (au lieu de 9 heures) avec heureusement 1 heure de décalage horaire sur NYC.

Chicago Illinois, nous voila!

Nous récupérons la voiture de location (Alamo Rent), la Pontiac blanche 6 cylindres de 4 litres qui nous emmènera jusqu’à LA. A près de 6000 Kms de là.

Après « quelques » recherches et renseignements auprès des autochtones et des demi tours peu académiques, nous trouvons l’hôtel pré e-booké situé à environ 60 Kms au nord du centre ville.

  1. Hôtel + spa + fitness. Extra!

Ph. C’est grand l’Amérique et le mile US vaut 1,6093 Kms ! Avec de plus l’intégration de la logique des panneaux routiers à appréhender. Heureusement, les Etats-Unis pratiquent des tarifs sur l’essence moins prohibitifs que notre doulce France. Soit 3$ pour un gallon.

Petits calculs et commentaires rapides : un gallon US représente 3,785 litres. Ce qui représente un coût au litre de 0,80 $. Traduit dans nos €, le litre d’essence unloaded normale coûte donc 0,65 € ! Presque un plaisir de faire le plein et vive l’euro tant qu’il demeure fort ! Heureusement car la forte cylindrée automatique est gourmande.

Dîner dans un restaurant de l’autre côté de la (très) large avenue qui borde l’hôtel. Miracle civique: les Américains stoppent leurs voitures au passage des piétons (même Français) !

  1. Premier coucher de soleil technicolor et grand écran.

2 août – Chicago Illinois à Saint Louis Missouri

Ph. Un roboratif breakfast et hop, nous retraversons Chicago par les périphériques pour mettre nos pneus alternativement sur la Route 66 et la Highway 55. Aperçu de la prison de Joliet célébrée par les Blues Brothers, Jake et Elwood.

Déjeuner en terrasse dans notre première petite ville, Pontiac. Les convives américains préfèrent la climatisation du restaurant tandis que nous observons les allers et venues des locaux à bord de leurs gros pick ups.

Nous passons Bloomington, Springfield pour entrer dans Saint Louis Missouri. Sur les bords du Mississipi. Guidée par l’arche gigantesque qui célèbre le renouveau économique ( ?) de la ville, nous circulons dans le downtown avec ses bâtiments 1920, ses innombrables parkings à 10 $ de l’heure, les quartiers pauvres ponctués d’églises riches, la maison musée de Scott Joplin., les jolis quartiers résidentiels ombragés,…

  1. Brique rouges, maisons hantées, bed & breakfast peut être pas hanté mais digne de Psychose !

Ph. Nuit dans un hôtel près de l’airport. Avec une piscine surchauffée. Hamburgers US façon fast food US avec aircon US de l’autre côté de la route.

3 août – Saint Louis Missouri à Lebanon toujours Missouri

  1. Walk of fame et brunch au Blueberry Café du mythique Apollo Theater. Des milliers de vinyles et des juke boxes. Découverte de la Root beer. Hard. Entre chewing gum et Codotussil !

Ph. Chuck Berry himself est programmé pour le 12 août! On revient ou on reste à l’attendre, dis ?

Difficile recherche du walk of fame (nous cherchions le hall of fame ?). J’avise le shérif stationné dans sa grosse auto B&W, il m’assure que nous y sommes au walk of fame, je lui demande où il est, il préfère quitter son stationnement devant ma mauvaise volonté. Le walk of fame, tu marches dessus, Frenchie. Tous les noms connus méconnus du blues Mississipi style sont là, inscrits sur le trottoir !

Quelques miles plus tard vers l’ouest, stop in Waynesville et son vieux relais de poste. Notre premier gros gros orage avec torrents et rafales. Ensuite c’est tantôt la Route 66, tantôt la Interstate 44. 55 ou 70 mph. Habitat pauvre, beaucoup à vendre ou à louer, vendeurs de bagnoles d’occasion, flea markets version shit markets.

C’est Lebanon. Liban. Nous sommes donc à « quelques » Kms de l’actualité internationale. Difficile de trouver une chambre car l’événement annuel perturbe la ville : 3 jours de concerts de gospels et 10 000 habitants supplémentaires. Une note spéciale pour le gérant de l’hôtel qui a couru la ville pour nous rapporter un adaptateur pour nos prises électriques européennes. Cadeau. Merci à Sue Helen et à Mister Young. Comment Laura a commenté le geste marketing de Mister Young ? Lui demander, je ne répète pas l’humour même si je l’apprécie.

  1. Première laundry. Diner extra low carb & cal.

Ph. Célèbre restaurant pour ses steaks et ses catfishes dont nous avons fait la fermeture à 9.30 pm.

 4 août – Lebanon Missouri à Tulsa Oklahoma

  1. Repérage difficile. Dîner au drive in + menu Mc Do, fréquence FM 98.8 sur l’autoradio pour Pirates des Caraïbes 2. Brave Mc Do, le même pour le breakfast.

Ph. Les bandes annonces racoleuses avant le film incitent à écouter le Star spangled banner mais surtout à s’impliquer l’âme dans une religion en s’inscrivant auprès d’une église américaine ! Chloé s’insurge à propos du long baiser de l’héroïne au capitaine pirate Johnny Depp & Sparrow  alors qu’elle va se marier au gentil Norrington !

  1. Marché aux puces gigantesques mais pas d’arrêt !

Ph. Nos miss découvrent que les passants interpellent notre quatuor majoritairement féminin, 3 – 1, par avec un joyeux : Hey, guys ! Ou alors par Hey, folks !

Un morceau de Route 66 au Kansas. 10 Kms d’asphalte, de cailloux et de terre pourris. Et l’ex biker épicier auquel je demandais si c’était bien la mother road qui se marre en lançant » welcome in Kansa, folks ! ». Sa boutique maison sombre et grillagée a sûrement inspirée Arthur Miller et John Huston lors du tournage des Misfits, tournage après lequel le trio de chasseurs paumés de mustangs perdus, Marilyn, Clark Gable et Montgomery Clift décida de gagner l’au-delà !

5 août – Tulsa Oklahoma à Clinton Oklahoma

  1. Via Chandler et son museum Route 66. Shopping.

Ph. Le responsable du musée voulait vraiment nous intéresser à ses trésors. Il nous a raconté qu’il voyait passer des bikers surtout suédois ( ?) et qu’une partie de sa famille est originaire de France. Le guy a l’air tout heureux de parler et il est vraiment gentil. Comme la majorité des gens rencontrés.

  1. dîner au Fat Catz avec son ambiance super. Puis bowling. And the winner is … Laura !

A la piscine, rencontre avec Flipper le plongeur et sa radio branchée à fond ! Sa période dauphin passée et pour épater more & more les 2 girls, il fonce se changer et revient en cow boy ! Ses éperons claquent sur la margelle de la piscine ! Son dad’ se loue comme cow boy dans le coin. Alors Flipper s’ennuie.

Le patron de l’hôtel est un indien. Mais des Indes.

6 août – Clinton Oklahoma à Tucumcari New Mexico

  1. C’est dimanche et tout est fermé à Clinton. Donc pas de musée Route 66. C’est le Texas. Dans le désert, déjeuner à st Mary, mère de tous les saints. La croix la plus haute de l’hémisphère éclaire les Chrétiens !

Ph. Tentative de récupération de nos âmes mécréantes par la religieuse d’origine suisse qui papote et papote, bala bala…. Elle a été en poste à Panama, au Costa Rica et termine son sacerdoce dans l’Oklahoma. Pas de prix sur le menu simple. En échange du bon repas, tu poses dans une boite transparente ce que tu paierais normalement pour déjeuner.

Nous nous sommes intéressés à l’histoire de l’immense croix, ses records de cubage de ciment, le nombre d’allers retours de camions, le timing optimisé et le patronyme du créateur ingénieur roulant en Mustang rouge. Nous n’y sommes pas allés. Nous sommes donc des mécréants ! Alléluia !

  1. Amarillo. Impossible de trouver le cimetière musée de coccinelles beetles ! Par contre, c’est l’éclate au Cadillac ranch. On a tous tagué à fond les caisses !

On ze road again to New Mexico et dodo à Tucumcari.

Ph. Grande piscine grillagée au milieu de 360° de déserts et de ciels.

  1. Premier grand choc esthétique avec les chapeaux mexicains posés dans le désert. Important, le musée des dinosaures est fermé le dimanche.

Dîner dégueu chez Golden Dragon (chinois) !

Ph. Perdu sur le bord d’une vieille route anonyme de village semi fantôme ponctué de publicités lumineuses géantes et de ruines déglinguées. Le rêve américain et l’envie d’en sortir de ses 12 millions de laissés pour compte. Mille excuses c’est pas rigolo mais c’est la vérité vraie far from Bush & Nasdaq

7 août – Tucumcari New Mexico à Santa Fe New Mexico

  1. repartis sur la route avec Mister Neil Young en braillage de fond !

Lunch à Las Vegas du New Mexico. Celui de Butch Cassidy et de son Kid. Cantina super sympa. Meals un peu hot mais il va falloir s’y habituer.

Ph. Manos arriba, eso es une robo, répétaient Newman et Redford. Tandis que les propriétaires latinos de la cantina annoncent fièrement qu’ils font la cuisine depuis 1981 !

  1. Arrivée à Santa Fe.

Tout en adobe, repérage un peu difficile mais quelle ambiance en centre ville : concerts, balades. Soirée super, on a failli oublier la piscine ! Chlow & Law se sont fait un copain figé !

8 août – Sante Fe New Mexico à Taos New Mexico

  1. sante Fe. Après la piscine, Museum of fine arts. Magnifique patio mais collection décevante. Par contre nous plébiscitons le Indian Old & Modern Art Institute. Le IOMAI.

Brunch pour le fun à la french boulangerie située dans un sublime hôtel classé.

Embarquement pour Taos. Un détour erreur de 100 Kms à travers la mesa mais quelle beauté. Un ghost ranch fondé par Giorgia O’ Keefe, peintre iconique locale, dans les collines désertiques…

Ph. … transformé en centre de formation et de réflexion pour les adeptes d’une église du 22 ou du 47ème jour de bonheur de la cousine du grand père de la sœur d’une relation du vrai Christ !

  1. atterrissage sur Taos dans un orage colossal avec éclairs gigantesques. Nous avons oublié la piscine de l’hôtel, tout était déjà inondé !

Ph. La piscine était en réparation ou bien elle avait coulé. Quien sabe ?

  1. Shopping dans la vieille ville et dîner. Cantina superbe mais nous avons été virés à 21 pm because minors. Les filles étaient moyenne contentes d’être mineures. Dommage, ça commençait à chauffer, les musicos débarquaient, stetson et tiags,…

Vu de drôles de jeux de bar. Genre palet à aimant. Entre le curling et le croquet.

Ph. Taos, c’est la ville de Kit Carson, éclaireur, scout, franc mac, … Mais aussi pacificateur d’indiens à la winchester. Il s’éclipsa en homme respectable après avoir épousé la fille du notable local et lui avoir fait une douzaine de babies.

C’est aussi le St Germain des Pré teinté de St Tropez de la proche Californie. Cheveux blancs et catogan tendance Hopi pour ses messieurs artistes. Idem pour leurs dames artistes,  sans le catogan mais en jupes à motifs autochtones hecho a la mano.

Travolta habite par là et nous avons trouvé une deuche immatriculée localement. Le driver, interrogé, nous a dit pèle mêle que l’auto appartenait à son épouse, qu’elle parlait français (son épouse) et qu’il y en avait une autre (une deuche) à Santa Fe. Une blanche.

9 août – De Taos New Mexico à Albuquerque New Mexico

Taos old pueblo. Quelques pierres déjà en ruines.

Shopping bijoux chez Rose.

Survol du Rio Grande depuis le Gorge bridge.

Lunch au Yacht club (fluvial) du bord du Rio Grande. Heureusement pas de rafting (very little rafting) au milieu de 2 centaines de colibris et des images de la sainte vierge de la Guadalupe (elle sauve de la noyade)

Ph. Les pieds dans le Rio Grande à observer les rafteurs anonymes, life jackettés et casqués qui ramaient dur faute de courant et de vagues démoniques !

Sud Santa Fe : chemin des écoliers, Turquoise trail, plus anecdotique, sites de tournage de films : villes minières fantômes, tout fermé, villages top bab, jolie balade passéiste à Madrid.

Albuquerque : ce sont les freeways qui sont démoniaques. Hôtel super et juste en face les meilleurs brownies triple chocolat du far west. Puisqu’on vous le dit !

10 août – De Albuquerque à Gallup New Mexico

  1. Sandia Crest. 4,7 Kms de téléferico. Ca fleure bon en altitude. Superbe matinée dans la montagne. Pas vu de fossiles marins à 3000 mètres d’altitude mais des débris de crash d’avion !

Ph. Même pas réussi à émouvoir les miss avec mes grognements de grizzly !

  1. Réserve de buffalos.

Ph. Le gros gibier idéal. Toujours placide et calme même quand on les chasseurs le blessent. Evite, gringo, de passer sous le vent du bison car il tu vas comprendre vite qu’il n’y a pas de savon dans la prairie ! Evaporé le phantasme du bisou fougueux à la belle indienne et de la nuit chaude sous le tepee. La couverture en peau de bison tue les parfums d’Aphrodite. Pocahontas out of my mind.

  1. Quitté Albuquerque pour Gallup. Escale géniale al Cafecito de Grant’s sur la Route 66. Avec fauteuil roulant à l’accueil, super accueil.

Ph. Cow-boys dans la salle. En sortant, ils ont emporté leurs mouches.

  1. Psychose à Gallup. Hôtel el Rancho. Notre deuxième arrestation musclée du trip. Trauma + virés du bar because fifteen’s ! La totale !

Dîner chinois et supermarket des pauvres de chez pauvre. 

11 aout – De Gallup New Mexico à Chinle Arizona

Ph. Paysages grandioses de l’origine du monde fendus par la route rectiligne.

  1. un petit tour au musée des pionniers et des navajos de Gallup. Découverte du Pawn.

Ph. Traduire Mont de Piété.

  1. shopping turquoise. Magasin magnifique.

La petrified forest.

Ph. Des forets de début de la terre aux arbres minéraux couchés et tronçonnés pour ne business touristique naissant.

  1. Le painted desert.

Lunch Route 66 adorable dans un gastos tout bien décoré. Un vrai musée à Logwood avant de grimper chez les navajos de Chinle.

12 août – de Chinle Arizona à Koyenta

  1. chinle = canyon de Chelly. Ca se mérite : 1 heure de descente et 2 heures de remontée ! Bonheur de découvrir des ruines Anacasis.

Rivière au fond de la vallée, fagots de bois. La bergère roule en quad et son pap en pick up.

La tristesse, ce sont les villes navajos. Préfabriquées, les maisons cubiques, même format, mêmes couleurs, le tout bien grillagé, les écoles, hop, en barbelés. L’horreur pour nous touristes.

Un vrai cow-boy indien traverse la route à cheval pour récupérer une vraie vache qui s’enfuit et s’en fout !

13 août – de Koyenta à Tuba City Tuba City

  1. Koyenta, hôtel de bord de route, piscine super.

En route pour Monument Valley. Indescriptible. Rando à cheval navajo, mauvaise nuit courbaturée en perspective. Picnic sur la route à côté des barbelés.

Dodo at Tuba. La bière la plus proche est à 45 miles !

14 août – de Tuba City à Maswik Grand Canyon

B.tuba city. Préservé un chouette relais de poste et un hogan. Beau magasin navajo.

Arrivée au Grand Canyon. Par l’Est. La route est déjà un déroulé gigantesque. Coup de pot ! 1 chambre à Maswick !

Balades, navettes, balades, sunset.

15 août – du Grand Canyon à Laughlin Arizona

  1. Grand Cayon East Rim trail. 60 condors plus hauts que nous.

Départ pour Williams via Kingman et son musée, un pot sur la version turquoise et rose avec filles assorties de la Route 66. Arrêt à Laughlin dans un motel casino.

Dîner sur le Colorado Belle (faux bateau à roue et vrai immeuble hôtel

Un pied dans la Colorado river qui est glaciale.

De l’autre coté, c’est Bullhead mais pas de bol, ils n’ont pas de casino. Mais ils traversent chaque jour pour venir bosser à Laughlin.

Super swimming pool, c’est le Nevada de tous les espoirs !

16 août – De Laughlin Arizona à Prim’s Nevada

  1. on profite de la pool avant de partir pour Vegas.

Circus Circus (choix des filles) qui s’est avéré excellent : attractions, spectacles, lunettes de folie, all you can eat, monté la tour Stratosfer. C’est rien que des malades, 108 étages et quoi encore ? A la demande générale, on quitte Vegas après avoir roulé au pas et admiré la Tour Eiffel

Ph. Mais aussi Venise, Manhattan, le taj mahal, … après  avoir contemplé les furieux qui paient chers pour tourner à l’horizontal sur un manège perché à près de 300 mètres, les églises racoleuses aux mariages tarifés (80 dollars les fleurs),

Dodo à Prim’s, ville étape casino hôtel resto tout ce qu’il faut… posée dans le désert.

Encore quelques décennies et le Nevada ne sera plus qu’un immense Las Vegas ! Alors les Indiens milliardaires rachèteront leurs terres. Bush bée !

 17 août – de Prim’s Nevada à Pasadena California

  1. whiskey Pete’s casino, piscine version Blanche Neige puis 1 looping pour les miss dans le grand 8 au dessus du désert et petit déj’ dans la fausse ville fantôme.

Mohave désert. Des mirages, des vrais, grands comme des lacs, on a même vu des voiles ( ?), du désert peint et des arbres de Josué suppliants le Christ mormon de nous indiquer la voie !

Lunch at Peggy Sue, reine de beauté, photos avec les Blues Brothers et Elvis

Ph. Et Marilyn, et Betty Boop…

  1. Arrivée à Pasadena (old). AM shopping avant d’affronter LA.

Trouvé une pizzeria pour nous tout seuls à défaut de resto calme et qui plaise à tout le monde.

Ph. Tout le monde c’est moi qui n’aime pas attendre dans les restos prétentieux où il faut attendre d’être placé cérémonieusement pour un hamburger ! La pizzeria perdue juste pour nous 4 était tenue par une jeune italienne exportée du Mezzogiorno. Christo se a fermato à Eboli ? Nous n’aurions pas dû commander la pizza supplémentaire même si nous l’avons terminé entièrement !

18 août – De Pasadena à Santa Monica

  1. Visite du Simon Norton Museum.

Ph. Bluffant, ils y sont tous et à profusion : Degas, Matisse, Monet, Picasso, Courbet, Cézanne, Kandinsky, Klee, … + une approche de notre cher Musée Guimet of Paris. A visiter en live ou bien sur www.nortonsimon.org. Le monsieur a transformé les profits de  son business agro alimentaire (Canada Dry, le truc qui a la couleur de l’alcool…etc ! c’est lui)  en un musée fabuleux et jardins itou. Thanks Mister Simon Norton.

  1. Trouvé finalement un motel à Santa Monica, crade mais enfin ! Quelques plongeons dans les vagues frescas de Santa Monica et une soirée magique dans les rues piétonnes, danse, musiques et même du vin !

Shopping chez Tower Records avec belle ambiance.

Ph. Tower Records, notre ex-magasin préféré de disques à Bangkok ! Sigh.

19 août – De Santa Monica à Venice

  1. grasse mat’ des filles et coffee sur Santa Monica pier pour nous. Une approche des clodos et de leurs clebs, leurs vélos ou caddies ou fauteuils roulants.

Bubba Gump Shrimp C°, le resto de Forrest Gump sur le pier.

Ph. Le chic du clodo c’est la fauteuil roulant pour transbahuter son matériel. Débonnaires en apparence, les cops papotent avec les tramps professionnels ou les occasionnels qui passent leurs vacances en clochardisant.

  1. Partis sur Venice : breakfast sur la place.

A l’assaut de Hollywood (photos avec Johnny Depp et Jimmy Hendrix). Shopping.

Déjeuner au bar du tournage de »Million dollar baby ».

Sunset bd et Beverly hills.

Terminé par Mulholland Drive (David Lynch) et Beverly Hills.

Quelques plongeons dans les vagues et re-soirée à Santa Monica (on ne se lasse pas des bonnes choses !)

20 août – De Venice à LAX

  1. Beach, beach, beach. Surveillée par les Malibu boys et les hélicos. Des vagues, et on se rince dans la piscine, mais surtout les vagues !

Dîner à Marina del Rey chez Eddie’s 50. Juke box et milk shake. Là on se lâche sur les pâtisseries (on part demain). Hôtel à l’aéroport et voilà, on rend la voiture après le dîner et on plie les bagages (énormes) et on a raison de bien dormir car demain sera long….

21 août – De LAX à Paris

Via Chicago (prévu) à Londres (pas prévu). Pas de bagages à l’arrivée.

22 août – De CDG à Asnières 92 France

Merci à Brigitte d’être venue nous chercher depuis Salles Curan en passant par Nice

Les trucs en plus

  1. On a vu toutes nos séries préférées en VO sans sous titres

Mais aussi :

  • les Blues Brothers en VO extra
  • Charlie et la chocolaterie avec Johnny Depp
  • Titanic
  • pirates de caraïbes 2 au drive in
  • des cow-boys, des indiens, des indiens cow-boys,
  • des bisons,
  • des élans,
  • des colibris,
  • des condors,
  • des tas de bestioles pas fameuses : libellules géantes, lézards, criquets,…)
  • des arbres foudroyés et des fromagers comme à Angkor Vat
  • des arrestations musclées

Ph. On a tout ou presque appris sur Salles Curan

  • Chloé et Laura ont humé l’odeur de vache du cow-boy qui même mythique sent la vache !

Les compte-rendus des régates 2005

Souvenirs d’un enfant

Olivier Lecerf, of Shangaï, fils d’ Alain et sûrement le premier enfant, avec ses frère et soeur, à naviguer sur ex Manika aujourd’hui Saba, nous livre ses meilleurs souvenirs à bord de cet exceptionnel canote…

 

Quelques passages mémorables pour un gamin mousse entre 9 et 13 ans…

« …

1967 – Remontée du bateau de Hyères à Deauville.

Ah!  Ces fameux alizés portugais : trois jours de près (ou était-ce quatre) par force 5-6, la tête dans le seau la majorité du temps. Heureusement que notre Père le Capitaine était là pour nous ramener dans le droit chemin marin. Prend la barre ça ira mieux (tu parles)! D’où mes premiers ébats dans le “multitasking”: barrer de la main droite, et tout en surveillant le compas, se vider la tripe dans le seau tenu dans la main gauche… position symétrique pour le tribord amure.

Le passage en Manche

Nord Bretagne. Gris, humide, mais quelle pêche: au moins une quarantaine de maquereaux en moins de 2 heures. Le mousse les a tous vidés et nettoyés, car le Capitaine avait bien dit “ qui pêche nettoie !!!”.  Je pense que son but non avoué était en fait d’essayer de réduire le temps de pêche du gamin car la ligne de traîne, c’est quand même ½ nœud de moins ! C’était évidemment sans compter sur l’attrait irrésistible de cette activité quand on a 9 ans…

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Souvenirs de régate…

La dernière course croisière de Manika (devenu Saba)
en novembre 1966

Par Alain Lecerf

De Marseille à Sète en passant par la Cassidaigne, cette course doit nous permettre de gagner le Championnat  du RORC  Méditerranée en Classe III …. (à condition au minimum de la terminer !)  Nous sommes actuellement deuxième au classement.

L’enfer va commencer dans la remontée de la Cassidaigne vers Sète car le mistral s’est levé et en novembre il est redoutable. Passé le Planier la mer devient très forte, le vent flirte avec la force 8.

L’équipage de choc est composé d’officiers sous mariniers et de pilotes de ma flottille de chasse de l’Aéronavale que je quitte, car ma démission de la Royale a été acceptée a partir du 1er novembre. Tous ont tenu à être avec moi pour cette dernière course d’une saison passionnante.

Dans l’après midi une déferlante nous prend par le travers et emporte le barreur, Tristram, notre officier pilote britannique. Heureusement,  amarré par son harnais, il remonte rapidement à bord et se remet, imperturbable à la barre, avec pour seul commentaire :
« Elle n’est vraiment pas chaude ». Cette litote restera célèbre.

manika-hyeresNous naviguons tribord amures. C’est une erreur de tactique de ma part, car il aurait mieux valu virer et nous rapprocher de la côte pour trouver une mer moins forte sous le vent de la côte de Camargue. A ma décharge, notre seul moyen de navigation à l’époque étant la gonio, je crains de me rapprocher des haut-fonds du cap Faraman. Vers minuit le tangon de spi, mal amarré, percute un hublot et le brise. C’est le geyser à bord. Un matelas bourré dans le trou limite les entrées d’eau, mais la situation devient critique. Nous virons de bord pour mettre le hublot cassé sous le vent.

Au petit jour, la mer est devenue très méchante, et qui a navigué dans le Golfe du Lion dans un fort coup de mistral comprendra ce que j’entends par là. Nous sommes en novembre, il fait très froid avec ce vent infernal. La notion de sécurité prend le dessus, tant pis pour la place en championnat, et lorsque je dis : « On laisse porter, on rentre sur Marseille », personne ne s’y oppose. Hubert Foillard  lui-même, notre célèbre commandant de sous-marin, dur-à-cuire,  fidèle équipier de Tabarly, m’approuve.

Le retour sur Marseille au bon plein est rapide. Nous apprenons que tout le monde a abandonné depuis longtemps, à l’exception de notre ami sétois Claude Sénat qui, avec son Giraglia « Giralda » a rasé les plages du delta du Rhône et a pu passer jusqu’à Sète.

Nous resterons deuxième du championnat. Manika va devenir un voilier de grande croisière, car ma nouvelle vie civile ne me permettra plus de trouver le temps d’aller courir les mers en dehors du traditionnel mois d’août.

Heureusement, Manika devenu Saba, quarante ans plus tard, a retrouvé avec enthousiasme la course au large aux mains de Philippe Payen, son  nouveau propriétaire, passionné de régates. Tout l’équipage de Manika en est heureux et remercie Philippe d’avoir ressuscité avec bonheur ce maïca légendaire, qui comme tout voilier digne de nom, a une âme.

Alain Lecerf  et l’équipage

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