Laïus de travaux d’hiver

Qu’importe les girouettes spatiotemporelles télévisuelles et le questionnement corrélatif quant à la navigation printano-estivale, à l’heure hivernale l’armateur et le matelot consciencieux entretiennent leur yacht préféré.

Certains trouvent les moyens de faire faire, d’autres, habiles, font tandis que d’autres, bénéficiant de 5 pouces à chaque main trouvent des solutions alternatives.

Quoiqu’il en soit, il existe des aides pour les environ 115 (chiffre 2007) navires classés Monument Historique – quand bien même le classement pourra surprendre pour certaines unités, mais bon – ou bien le soutien associatif via des partenaires. Good, ça participe.

La labellisation Bateau d’Intérêt Patrimonial (1160 unités) est une reconnaissance humaine, conceptuelle, évènementielle.

Bref. Depuis le temps que l’on effectue des travaux sur nos yachts et que l’argent s’écoule à flot, la question se pose de l’avenir de ceux-ci comparé au nôtre. Si le canote vieillit, le patron ne rajeunit pas ma bonne dame.

Alors donc, 3 catégories

– le yacht hyper entretenu brille de mille feux, le soleil caresse les vernis et le sel cristallise les peintures. Pièce de musée à poser sur la cheminée (oxymore et paradoxe), on ne le sort que par beau temps sans trop tirer dessus. Les badauds admirent (toujours) les vernis « vos vernis sont très beaux, ce doit être du boulot ! »

– le yacht entretenu bellement pour faire la saison de façon agréable. On se situe plutôt dans le technique-solide du yacht qui navigue efficacement et esthétiquement. On connait des yachts propriété d’illustres chasseurs de podium et optimiseurs de rating.

– le yacht de belle apparence qui marche bien que l’on entretient et ménage pour qu’il dure aussi longtemps que son armateur pourra grimper à bord. Il ne s’agit pas d’égoïsme mais de marché. Le yacht se valorise à la hauteur du montant proposé par l’hypothétique potentiel acheteur. C’est le joli yacht dont l’armateur motive de temps à autre son équipage pour franchir la ligne de départ en tête pour, satisfait des performances humaines et véliques de son cher vieux yacht, laisser la ligne d’arrivée aux autres. Sic transit gloria mundi.

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