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Souvenir de Louis

L’année? No se. Escapade était amarrée – cul au quai, tête sur ancre – au quai central sur la rivière de Crac’h. Je pense que ce fut la dernière année que La Trinité fut un spot du circuit des régates classiques pour un tas de raisons. Dont celle-ci.

Compte tenu de l’accueil plutôt détestable, des régates gérées n’importe comment pour les non locaux, nous avions décidé de dîner à bord plutôt que d’aller partager le repas – cher mais officiel – au yacht club trinitain. D’autant plus que l’année précédente, nous avions été relégués le plus au fond possible de la salle de repas.

Nous entamions le repas lorsque nous fûmes hélés depuis le quai par Louis Kerrand. Of Kraken.

– Je me suis échappé de ce dîner, puis-je venir à bord?

– Bien sûr!

Là, il nous raconta que pour un montant proche de celui d’un restaurant 4 étoiles, la SNT avait mis à disposition des « invités régatiers classiques » du pain, des boites de pâté Henaff et des cubis de pinard! Pas très content, même virulent.

Louis a rattrapé le temps gastronomique perdu. Ensuite, nous avons, comme il se doit, raconté des souvenirs communs d’histoires de traversées, de régates et de moments partagés.

Ce fut une sacrée bonne soirée.

* Légendes: Paul Mc Cartney et George Harrison à bord & Escapade au mouillage à Ster Wenn

 

 

 

Kenavo Louis.

 An amzer a dro
An Ankou a sko*

Juillet 1992.
J’embarque sur Kraken II pour une régate en baie de Douarnenez. Le départ n’est pas encore annoncé qu’à bord, chacun est « au taquet ». Sous l’impulsion de Bertrand Kerrand, le fils, les virements d’entrainement s’enchainent dans la brise soutenue tandis qu’à l’intérieur, Louis, le père, cuisine… une manivelle de winch dans la ceinture. « Une main pour la cuisine, l’autre pour le bateau, me lance-t-il ! » Ecrire que l’engagement est total relève de l’euphémisme et, si je n’ai pas souvenir du classement final, j’ai conservé une phrase lancée en fin de régate : « le style maison ce n’est pas de faire de la figuration ».


Extrait de Kraken II, Dervin d’enfer, Chasse Marée N°259

*Le temps passe, l’Ankou frappe

La vérité sur le Foc Nouille

A l’heure où l’on discute subjectivement de la pertinence des diverses vérités contenues dans les lieux d’expression que sont devenus les réseaux sociaux (on se souviendra que le rhizome est la tige souterraine et parfois subaquatique remplie de réserve alimentaire de certaines plantes vivaces, marrant non? Quant au social, il est produit par les interactions dites sociales qui influencent nos comportements, attitudes, perceptions et réactions).

Reprenons le fil de l’eau et le foc nouille.

Le foc, on le connait sous toutes ses formes, généralement facile à utiliser avec son point de drisse et son point d’amure fixes et le point d’écoute doublement maîtrisé par … l’écoute (ce qui traduit l’intelligence du marin en matière de vocabulaire adapté).

On lira ou relira les 7 hypothèses relatives à l’étymologie du FOC dans le désormais incontournable ouvrage Le Dictionnaire Insolite des mots marins.

Or, le foc bermudien et donc triangulaire (!) nécessite a minima des écoutes correctement lovées pour circuler et de la coordination dans la gestuelle du virement de bord qu’elle que soit ses tendances. J’ai connu d’excellents équipiers, experts en foc et pourtant zoophiles. Oui chère Madame!

Donc, l’association foc + nouille s’avèrera souvent comme néfaste à la progression efficace contre les vents dans le nez (l’expression « les vents dans le nez » fera l’objet d’une autre digression) car, lors du virement de bord, l’optimisation de la vitesse en nœuds dépend de la fluidité des nœuds embarqués disponibles.

Aussi, de fake à fuck news, les Anciens avaient anticipé. As usual. 

Illustrations. Alarmy & Projet de GSE North sails par Nicolas Yvon

 

Saba sunny time lunch

Joli emplacement
Parmi les vieux gréements
Pour Saba
Tralala
Lors du touch & go
Du Figaro
Urgo
En pays briochin
Au Légué.
Et déjeuner
Concocté
Pour Sophie
Et Benoît mes amis.
La Nadine 2 Rotschild
Qui sommeille en ma pomme
Avait fait les choses bien
Au mieux little child
Après le rhum

Départ le 23 Pour LR

Passez nos fringues de mer à la machine,

Passez nos fringues de mer à la machine,

Pour voir si les couleurs d’origine

Peuvent revenir*.

Le sujet est sempiternel : comment dessaler nos vêtements de mer en cours ou en fin de saison ?

Tant qu’il s’agit de textiles, suivez les instructions portées sur l’étiquette ( si c’est écrit en chinois, trouvez un traducteur, en hongrois, une Hongroise, etc. )

Pour les polaires et autres mélanges gore textés, même scénario : lire la notice.

Pour les cirés et leurs accessoires, le rinçage a la mano – pas celui de la tribu de Dana ! – à l’eau douce exclut toute forme de tambour de machine. Séchage en zone bien ventilée pour l’odeur de mer et poissons ôter.

– Et les gilets de sauvetage automatiques ?

– Je conseille d’en passer un à la machine si vous voulez changer votre électro ménager en attaquant le fabricant CAR IL N’EST PAS PRéCISé DE NE PAS LAVER les gilets de sauvetage automatiques à LA MACHINE !

Cet exemple utile vient de l’expérience d’un mien ami, ou plutôt sa chérie, qui colla tout – fringues, cirés, gilet – à la machine : le hublot était bloqué, il a fallu le forcer à la barre à mine puis attaquer le gilet gonflé au couteau. Life is not a long quiet river !

 

 

 

 

Ceci est un complément du Dico insolite des Mots (Maux) Marins.

Ah oui! Pour acquérir un new gilet automatique, demandez Benoît chez AD St Brieuc.

 

 

 

 

 

* Merci Alain Souchon pour l’emprunt dévié

Saba et le jour sans refit.

Descente Paris Saint Brieuc via le Mont où juste après le Couesnon, le pays breton sent meilleur. Stop photo dans un chemin creux, failli me prendre le suivant dans l’arrière train à la suite de mon coup de frein pré-panoramique. Ou plutôt du panorama au bout du pré. L’Amour est dans le proche.

Retrouvailles au Légué avec Sophie et Benoit et bien sur avec Saba.

Papotages entre vernissages.

Objectifs : ponçages des parties à vernir à terminer, antifouling, rangements intérieurs, remplissage aqueux de la cale, peinture rouf, …

Pour poncer ça a poncé. Bôme etc… et première et seconde couche de vernis.

 

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La ligne de flouttaison

Ce furent – encore ! – de grandes manoeuvres autour de Saba la semaine dernière.

Ponçage: après la coque, les 3 couches d’apprêt gris Marine Nationale et des enduits à n’en plus finir. Mais comme le dit Benoit: « tant que ce n’est pas lisse au toucher…. »

Ponçage pré vernissage des hiloires de roof et de cockpit: le vernis incrusté à poncer c’est vraiment, mais alors vraiment……. le grisé s’accroche.

Ponçage pas fini: la bôme en spruce, les mains courantes, …. bataille contre le grisé et le brillant. Ceux qui savent compatiront petit patapon.

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La Vieille et la Plate rebaptisées?

Combien de fois avons-nous franchi le Raz

Laissant à l’Ouest le Chat

Queue de rat et pointe du Raz

Par toutes sortes de mers

Toutes sortes de vents

Toutes sortes de temps

Plate sur Vieille

L’équipage veille

 

Nous avons souvent discuté des noms des deux « dames » devant lesquelles nous passons et repassons. Certes (voir ci-dessous), leur appellation relève de l’apparence et de la toponymie, néanmoins – hormis le fait qu’il s’agisse de crisper le matelot afin qu’il s’inquiète de sa route sans que sa libido l’en écarte –  les géniteurs des patronymes des Phares et Balises, sauf misogynie ou truc freudien, auraient pu être plus sympa.

Je suggère de les rebaptiser : le phare de la Demoiselle et la tourelle de la Potelée. Nettement plus sexy. J’ai adressé un courrier aux chefs des Phares et Balises dans ce sens. J’attends le réponse qui ne devrait être que favorable.

Lectures – Dans, je crois « Les mémoires d’un yacht », Jean Merrien raconte le passage du raz vent contre courant où son yac malmené fut sauvé par un petit cargo caboteur qui fit des zig zag devant son étrave pour aplatir la mer ! C’était avant, bien avant.

Ar Groac’h dite la Vieille.

Le phare s’appela d’abord « phare de Gorelebella » (la roche la plus éloignée) avant prendre le nom de phare de la Vieille parce que sa silhouette ressemble à celle d’une dame âgée.

On dit que s’y retrouvent tous les noyés en partance pour l’au-delà, guidés par Ahès, -la fille du roi Gradlon, seigneur de la ville d’Ys- punie pour avoir mené une vie de débauche. Ambiance!

 

Gwrac’h Vihan (petite vieille) ou plutôt La Plate tient son nom du platier sur lequel elle est édifiée.

Et comme le bon sens lié aux coutumes est aussi nécessaire que la cartographie satellitaire, on se rappellera avec effroi – et du rhum ! – le dicton breton évidemment local : Etre enez hag er beg, eman berred ar goazed (Entre l’île et la pointe, c’est le cimetière des hommes)

 

 

Photos empruntées notamment à miss Gasoil de Trescadec

Rares sont les architectes navals dont le patronyme est devenu nom commun.

Eugène Cornu – Architecte Naval

Bons marcheurs, élégants et robustes, les « Cornu » ont la cote.

Georges Auzépy-Brenneur, qui l’a bien connu, brosse le portrait de cet homme étonnant, retrace sa carrière et analyse son style, en professionnel.

Eugène-Marie Cornu est né à Lorient le 26 septembre 1903. Son père, issu d’une famille nantaise modeste, est mécanicien naval et maquettiste à ses heures. Eugène passe son enfance à Nantes, où il fréquente l’école primaire de Sainte-Anne, à deux pas du quai de la Fosse. « Pendant toute son enfance, raconte Jean-Michel Barrault, il a vu défiler devant ses fenêtres les bateaux qui montaient et descendaient la Loire, qui tiraient leurs bords contre le vent d’Ouest. Dès son plus jeune âge, il a su distinguer les bons des mauvais bateaux, ceux qui remontaient au vent, ceux qui possédaient les meilleures qualités marines. »

C’est un de ses oncles, traceur aux Chantiers de Saint-Nazaire, qui lui apprend le traçage des coques en vraie grandeur. En octobre 1919 Eugène Cornu entre en qualité d’apprenti dessinateur chez Nieuport, un pionnier de la construction aéronautique établi sur l’île de la Jatte, près de Paris. Les hydravions conçus dans cette entreprise sont dotés de flotteurs à redans dont les formes s’inspirent de celles des canots automobiles issues du crayon d’Edouard de Niéport (dit Nieuport), dont les racers, glisseurs et semi-glisseurs, ont disputé des championnats à Monaco en 1920.

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Cadeaux de Noël

Le règlement le plus cool de le monde!

1 – Envoyer une photo de soi avec l’un de mes livres publiés sur Amazon:

le licenciement de thomas sinelogo

Plaisirs de plaisance, mais pas que

Kenavo Chères Amours

– avant le 20/12/17 à midi

– sur FB ou en MP

2 – Les 10 premiers – la générosité de l’auteur est top incredible! – recevront au choix

3 – Les ouvrages seront dédicacés sur mesure pour la/le winner ou bien pour faire un cadeau à quelqu’une ou qu’un

4 – Dès réception, j’envoie un questionnaire pour dédicacer juste.

Parmi les photos reçues avant le concours