Saison 2018

Carénage avant antifouling

L’ antifouling de Saba n’est pas posé que, déjà, une carèneuse de carrière s’est proposée pour ôter les trucs subaquatiques qui freinent la pénétration et de fait la célérité du yacht. D’autres photos à venir. Avec un carèneur barbu ventripotent. Et aussi un poisson nettoyeur du nom de silure.

La ligne de flouttaison

Ce furent – encore ! – de grandes manoeuvres autour de Saba la semaine dernière.

Ponçage: après la coque, les 3 couches d’apprêt gris Marine Nationale et des enduits à n’en plus finir. Mais comme le dit Benoit: « tant que ce n’est pas lisse au toucher…. »

Ponçage pré vernissage des hiloires de roof et de cockpit: le vernis incrusté à poncer c’est vraiment, mais alors vraiment……. le grisé s’accroche.

Ponçage pas fini: la bôme en spruce, les mains courantes, …. bataille contre le grisé et le brillant. Ceux qui savent compatiront petit patapon.

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Supplices marins

Avant de reprendre la saison de navigation, je conseille aux armateurs, capitaines, parons, skippers et à leurs épouses d’inciter leurs équipages à lire ces lignes afin qu’ils ne s’imaginent pas être les maîtres à bord ad vitam aeternam.

Nous allons parler de cale. Non celle qui laisse envisager de bonnes bouteilles entreposées, ni celui – sans e – qui vient au matelot lorsqu’il tire sur les bouts’. Aux matelotes aussi mais j’en vois qui rêvent.

Attention! Les supplices de la cale peuvent entrainer de graves blessures et suffocations entrainant le décès du consommateur patient participant !

D’abord, il faudra se souvenir que ce sont les Hollandais qui ont fait la promotion de ce charmant divertissement: si votre capitaine est batave, gaffe!

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Parmi les ponts de Mai…

… le roof fr Saba.

Superbe réalisation de Marc Nicolas à Saint Brieuc sous la haute expertise de Benoît Tostain et bien sur de Sophie. J’ai oublié quelqu’un?

Après avoir changé 18 mètres de bordés – épisodes précédents – et changé l’hiloire tribord du roof et de cockpit (l’eau douce rogntudju!), les épaisses lattes d’iroko ont été protégées par un contreplaqué élégamment posé collé. Ainsi que le capot de la descente revu et bien revu.

Yapluka….!

Images en photos

La Vieille et la Plate rebaptisées?

Combien de fois avons-nous franchi le Raz

Laissant à l’Ouest le Chat

Queue de rat et pointe du Raz

Par toutes sortes de mers

Toutes sortes de vents

Toutes sortes de temps

Plate sur Vieille

L’équipage veille

 

Nous avons souvent discuté des noms des deux « dames » devant lesquelles nous passons et repassons. Certes (voir ci-dessous), leur appellation relève de l’apparence et de la toponymie, néanmoins – hormis le fait qu’il s’agisse de crisper le matelot afin qu’il s’inquiète de sa route sans que sa libido l’en écarte –  les géniteurs des patronymes des Phares et Balises, sauf misogynie ou truc freudien, auraient pu être plus sympa.

Je suggère de les rebaptiser : le phare de la Demoiselle et la tourelle de la Potelée. Nettement plus sexy. J’ai adressé un courrier aux chefs des Phares et Balises dans ce sens. J’attends le réponse qui ne devrait être que favorable.

Lectures – Dans, je crois « Les mémoires d’un yacht », Jean Merrien raconte le passage du raz vent contre courant où son yac malmené fut sauvé par un petit cargo caboteur qui fit des zig zag devant son étrave pour aplatir la mer ! C’était avant, bien avant.

Ar Groac’h dite la Vieille.

Le phare s’appela d’abord « phare de Gorelebella » (la roche la plus éloignée) avant prendre le nom de phare de la Vieille parce que sa silhouette ressemble à celle d’une dame âgée.

On dit que s’y retrouvent tous les noyés en partance pour l’au-delà, guidés par Ahès, -la fille du roi Gradlon, seigneur de la ville d’Ys- punie pour avoir mené une vie de débauche. Ambiance!

 

Gwrac’h Vihan (petite vieille) ou plutôt La Plate tient son nom du platier sur lequel elle est édifiée.

Et comme le bon sens lié aux coutumes est aussi nécessaire que la cartographie satellitaire, on se rappellera avec effroi – et du rhum ! – le dicton breton évidemment local : Etre enez hag er beg, eman berred ar goazed (Entre l’île et la pointe, c’est le cimetière des hommes)

 

 

Photos empruntées notamment à miss Gasoil de Trescadec

Peut-on imaginer Sisyphe* heureux?

Bon, en fait, Saba est heureuse d’être apprêtée, enduite, poncée, re apprêtée particulièrement par Benoît qui pense autant qu’il fait et pense qu’il fait quand il pense et ne fait que penser lorsqu’il fait. Not easy. Donc le Sisyphe side de Saba, c’est cela, mais le résultat c’est une coque tellement lisse malgré son âge, pas une ride, lifting de ouf.

– le premier qui fait un pet ira nourrir les  poissons, le second itou! disais-je en grattant.

Donc, ce fut décapage des vieux vernis – vu le coût des vernis en place, malheureux qu’il n’y ait pas un marché de reprise des vieux vernis: – au décapeur thermique, racloir et ponceuse d’angle. Merci Sophie aussi! Le truc qui te fait la gorge sèche et les yeux gravateux. Et total courbaturé.

Le roof est contreplaquisé.

Et Saba à nouveau grise.

Mais elle va reprendre des couleurs bientôt.

Photos autres

  • Tite note à propos du Sisyphe heureux d’après Albert Camus. L’absurde est l’homme – comme Sisyphe qui remonte sempiternellement son rocher qui rolling stone à peine au faîte de la montagne – avec cette recherche vaine de sens, d’unité et de clarté, à la surface d’un monde inintelligible, athée mais aussi dépourvu de vérités ou de valeurs éternelles. Confronté à l’absurde de son questionnement, l’homme pensera y mettre fin par le suicide, alors qu’il ne pourra surmonter ses pulsions qu’en se révoltant contre sa condition. Et y trouver le bonheur d’être autre chose qu’un avatar.

Rares sont les architectes navals dont le patronyme est devenu nom commun.

Eugène Cornu – Architecte Naval

Bons marcheurs, élégants et robustes, les « Cornu » ont la cote.

Georges Auzépy-Brenneur, qui l’a bien connu, brosse le portrait de cet homme étonnant, retrace sa carrière et analyse son style, en professionnel.

Eugène-Marie Cornu est né à Lorient le 26 septembre 1903. Son père, issu d’une famille nantaise modeste, est mécanicien naval et maquettiste à ses heures. Eugène passe son enfance à Nantes, où il fréquente l’école primaire de Sainte-Anne, à deux pas du quai de la Fosse. « Pendant toute son enfance, raconte Jean-Michel Barrault, il a vu défiler devant ses fenêtres les bateaux qui montaient et descendaient la Loire, qui tiraient leurs bords contre le vent d’Ouest. Dès son plus jeune âge, il a su distinguer les bons des mauvais bateaux, ceux qui remontaient au vent, ceux qui possédaient les meilleures qualités marines. »

C’est un de ses oncles, traceur aux Chantiers de Saint-Nazaire, qui lui apprend le traçage des coques en vraie grandeur. En octobre 1919 Eugène Cornu entre en qualité d’apprenti dessinateur chez Nieuport, un pionnier de la construction aéronautique établi sur l’île de la Jatte, près de Paris. Les hydravions conçus dans cette entreprise sont dotés de flotteurs à redans dont les formes s’inspirent de celles des canots automobiles issues du crayon d’Edouard de Niéport (dit Nieuport), dont les racers, glisseurs et semi-glisseurs, ont disputé des championnats à Monaco en 1920.

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Camouflage

Pour passer inaperçu parmi les baleines avec et sans bosse. Justement, l’enduit gras après léger ponçage avant deuxième couche de primaire et re léger ponçage pré peinture finale. Benoit consacre du temps et du savoir-faire en croquant des sandwichs. Top non?

Photos souvenir!

Samedi dimanche de Mars entre Paimpol et Légué.

Si tu penses que ton monde s’écroule,

Et que bosser est inutile,

Ne lis pas l’histoire de ce week-end là, non ne lis pas !

Récapitulons – le contraire de capituler – Saba fut gommée (un truc basse pression que je n’ai pas bien compris mais qui nettoie (c’est donc ton frère) tellement que le nu de l’acajou sexagénaire dévoila des formes d’origine du temps où Bertin Père construisait Manika.

Donc là, contrôlé par Benoît, le charpentier du Légué remplaçait les bordés fatigués, les hiloires et pavois humides d’eau douce et préparait les gabarits de couverture du pont et rouf, afin que, le temps du we, nous profitions du chantier pour primairiser la coque déjà bien séchée.

Nous ponçâmes 7 heures durant – 15 heures en total – pour lisser la coque des scories de gommage. Ponceuses ordinaires lourdes et pas top, ponceuse new wave (chère) légère et terriblement efficace. C’est en ponçant Pierre qu’auguste Rodin imagina le Penseur.

Au soir, ce fut punchs, tartiflette made by Sophie, karaoké rhum et dodo écroulé. Béatrice, Sophie, Pauline, Benoit, Nicolas et ma pomme.

Dimanche matin, alli allo on s’en va au turbin ! Lutte finale du ponçage poussiéreux, nettoyage du chantier, aspirage des poussières de coque, diluage de primaire gris et hop, ça peint trala lère. Après quand même une krampouz gwin ru, ma Doué !

Rouleau large et patte de lapin, primaire gris sur Saba devenue bateau grise comme dans la Royale sociale.

– C’est un apprêt, t’inquiète, Saba ne sera ni époxy Guy, ni grise armée de canons hormis ceux qui tachent possible.

La famille Ripolin poussin s’active comme toujours dans ces cas-là à moitié tête en bas à descendre et grimper les échafaudés.

Le chantier n’est pas terminé, ya du taf ! Mais le début sent le but !

Déménagement tantôt du chantier vers la halle de la CCI, ravissante et chère comme toutes les beautés tarifées.

La suite bientôt, les amis et les autres.

C’est quelques futures fleurs!

 

Saba sans fard

Saba ôte ses peintures, limite dénudée afin de se mettre à l’aise pour que Marc Nicolas intervienne sur les bordés fragilisés. Merci à Benoît de AD St Brieuc, à Ronan et bien entendu à Sophie pour les photos.
A suivre: la date de ponçage fin et 1ère couche prolongées par une tite fête!
La coque est en acajou, le bois dur qui dure.