Zénitude burlesque, réflexion & adhésion

Il parvient un temps de vie où l’expérience, les épreuves et les bonheurs mènent à un certain recul de et sur soi, voire à une attitude incitant à se dégager et même à survoler l’omniprésent tohu-bohu des informations aussi vite entendues qu’oubliées.
Alors, si l’état – le nôtre – le permet, on s’ingénie à s’extraire de la mêlée pour parvenir à se recomposer, se composer tout court en fait, comme le jeune enfant dans son univers serein.

C’est là que j’ai collé la zénitude. D’une part parce que je rentre d’un séjour au pays du Bouddha – Buddha akbar – et du « Bo pen yang » et puis because tout le monde comprend le néologisme issu du Zen, la méditation silencieuse à vivre dans le présent, dans l’« ici et maintenant », sans espoir ni crainte. Zen quoi!

Et puis burlesque, mais pourquoi donc, oui pourquoi?
Ce burlesque si paradoxal à la zénitude?

Parce que l’expérience, le recul et la réflexion permettent de rire de presque tout en y apportant une pointe inventive personnelle. Et de demeurer dans le monde avant de s’en isoler définitivement. D’autant plus que le paradoxe stimule l’esprit. Ce paradoxe-là s’entend.
Donc, je m’y attelle un temps avant – connais-toi toi-même – de savoir que j’irai voir ailleurs à la moindre effluve printanière.

Sentence Pagan: La zénitude consiste à prendre du recul avec des rétroviseurs afin de ne pas taper dans le voisin alors que le burlesque consiste à émettre des « burp! » à bon escient.

Burlesque par Sainte-Beuve:
Ils [les comédiens] avaient pour usage de venir avant la grande pièce, tragi-comédie ou tragédie, soutenir en présence du public quelque paradoxe burlesque, quelque proposition graveleuse; faire l’éloge du cocuage, de la pauvreté, du galimatias, de la laideur, du silence, du crachat; railler les pédants et les censeurs, prouver que toutes les femmes aiment ou peuvent aimer, etc.; inépuisables lieux communs, qu’exploitait avec un égal succès le fameux Tabarin sur ses tréteaux du Pont-Neuf.