Pression, oppression et compression

Celle des pneus,
De l’atmosphère ou la mousse servie à la tireuse
La pression n’impressionne qu’au moment où elle nous comprime
Dans notre quotidien douillettement préservé
Par l’envie d’exister,
Besoin nécessaire à celui qui le peut
Constante bagarre de rue
Aux forces inégales
Matraques contre projets.

On se cale dans sa vie comme dans un fauteuil cosy
On cède en bon père de famille à ses envies
Surtout lorsque le cercle éponyme s’agrandit.

Et puis, telle la constipation fécale,
La pression fiscale te bouffe ventre et cul
Pour ton bien et celui de la nachion
– D’ac, je me fécalise un tantinet sur le sujet ! –
Papier toilette et formulaire déclaratif
Le premier à remplir
Le second pré rempli,
Mon colon
Le pays est en guerre
Intestine,
Aspirine
Mon pépère
Fais un effort de guerre.

Alors ? Heureuse ?
Lance le sbire
A sa petite amie
Qui, rêvant d’amour
N’eut qu’une queue aller-retour
Pressée d’en finir.

L’oppression
Oppresse
De fait
Spasmes
Haletants
Miasmes
Éructants.

Le jamais
Devient le toujours
La compression
Ultime ne cesse
Que par l’implosion.

Mais ceci est une autre histoire, mon garçon !
Et bien NON.