La Flotte Enchantée

Ascension & sensations = Sensationnelle Ré Majeure ascensionnelle

re1

Descente pour l’Ascension vers le grand sud rétais, fi des milliers d’autos en goguette printanière, nous sommes globalement passés au travers des bouchons ! Bouchon ? Bizarre expression lorsqu’il est interdit – peu recommandé – de boire en conduisant.

re2 re3

Un tour souvenir au bassin du musée vidé de yachts – les travaux de l’écluse finiront-ils one day?- retrouvé Manu Christine 3 el trabajador, potiné des derniers bruits de ponton, rigolé pour certaines, tristes pour d’autres, mais les eaux glauques du port ont tant vu passer de joies et d’amertumes – amères thunes pour les yachts classés, Patrick remercié, …. – avant de retrouver Cécile, LA Cécile, pour un café ensoleillé.

C’est en passant sur l’pont d’Morlaix
Haul away, old fellow away!
La belle Hélène j’ai rencontré
Haul away, old fellow away!

En l’occurrence ce fut le pont de Ré (Saba & co étant plus habitué à passer dessous que dessus !) direction La Flotte éponyme et la (très) jolie maison d’O & B.

Premier concert d’ouverture à Ars en Ré salle des sports : direction Jean Claude Casadesus, the child of the country (que je n’arrête plus de rencontrer depuis le salon du livre d’Ars, puis celui d’Asnières, chez Louis Vuitton, … Collègue quoi! ) Rameau, Schubert et Ravel au programme. A l’entracte, les grandes baies sur le marais ont livré les chants des aigrettes & hérons puis des grenouilles en lumière bleutée. Beau, simplement.

re4
Sauf que j’ai failli glisser tellement Yahvé d’huiles dans le public: Lionel J et madame, Jacques T, Valérie T et of course Claire et Jean François F.

Deuxième jour.
Zappé la master class pour embarquer avec Yves sous le haut patronage de Bernard l’armateur à bord de Marie Victoire, ex coquiller de Courseulles sur mer, reconverti à la plaisance, intégré l’asso Flottille en Pertuis et amarré au bout du môle de la Flotte Enchantée. 15 nœuds de wind, GV et foc, le canot creux tourne bien, du bonheur et quelques embruns.

re5
A quai, une rencontre léonardienne imprévisible et soudaine avec Patricia A. elle-même ! Le monde est (tout) petit et La Flotte aussi.
Concert du soir (qu’il est bon de se laisser porter par des amis attentionnés !) : Caroline Casadesus – la fille de ci-dessus JC – charmante, souriante d’autant plus qu’elle est la compagne de Monsieur Didier Lockwood, le musicien qui fait chanter les bois électroniques, et d’autant plus plus qu’elle est la Maman des deux hyper musiciens – David à la trompette et Thomas au piano (Enhco que nous avons pris pour & Co) – qui ont balancé, lutté, partagé, animé, jazzé, virtuosé les thèmes perso et officiels pour le grand plaisir de Maman & de nous tous. Faisait frisquet au musée Ernest Cognacq – sis dans ce charmant hôtel de Clerjotte dont je ferais bien le gardien à la condition d’y être logé – mais le froid fut chaud. (d’autant plus que Julia avait rejoint Catherine et les autres, c’est bon d’être reconnu dans l’ile des sunglasses perpétuelles ! ok i am fond of my dramatically normal ego)

Troisième jour (day 3)
Tandis que la plupart se rendait à un superbe concert de chambre (En chambre à peine levés on s’demande ?), Bernard parti pour faire le départ du tour de Ré avec Claire F., me suis dévoué pour aller recharger la provision de rosé au magasin flottant qui commence par un C et termine par City dont la charmante & jolie caissière est une ennemie personnelle de notre hyper charmante & jolie hôtesse ; il semble que ladite miss caissière soit très affiliée aux hyper-personnalités locales. J’ai choisi délicatement des tomates cœur de bœuf (pourries a dit O) et des zolies zalades (O les a quasi ignorées). Mis les boutanches au frais.

re6 re7

Marée remontée, on a marivictoiré à nouveau, ollé ! B + O pour le charme, B & my apple pour le virilisme illustribus**. On a tout sorti (les voiles of course  de course de l’ex maitre voilier élève de Bertrand C devenu un temps demi batave et leader des voiles de planches à voiles:  au delà du label, lisait-on dans les médias spécialisés  !) : GV, foc, trinquette, clin foc & flèche. Trou de pétole orageuse et youpi c’est parti, la belle Marie Victoire rules the waves. Grand beau temps, de celui dont on rêve après ces éternités de mois d’hiver. Manœuvres à l’aune de l’harmonie du canote (ok, j’abhorre le terme journalistique mal traduit de « vieux gréement » devenu terme générique)

re9 re10

Troisième concert du souère à l’église Saint Martin de la ville éponyme de Ré.
Orfeo ed Euridice, de Gluck, opéra mi baroque mi classique avec à la baguette Marc Minkowski (dopé, il avait 40° C !), les Musiciens du Louvre Grenoble – brillantissimes – , l’extraordinaire chœur de chambre du Palau de la musica catalana – aussi riche que puissant – et les 3 voix de la mezzo-soprano Wiebke Lehmkuhl, Orphée revu par une fabuleuse voix féminine, Sophie Martin Degor, Eurydice & soprano, et Anna Quintans, portugaise, soprano et Amore.
Standing ovation entre les piliers immuables !

Aparté post dinatoire avec André quant au sursaut progressif et productif de Boris Cyrulnik sur ses blessures initiales. Je m’autorise à juste citer : Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu’il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif. Mais aussi à propos de la théorie du genre : Je pense que le “genre” est une idéologie. Cette haine de la différence est celle des pervers, qui ne la supportent pas. Freud disait que le pervers est celui qu’indisposait l’absence de pénis chez sa mère. On y est ! Well done, Boris !

Merci à Aurore, Béatrice, Maryse, Marie Claude, Odile, André, Bernard & Yves de m’avoir supporté* voire apprécié**.

* cocher la mention inutile
** virilisme illustribus : référence au De viris illustribus urbis Romæ a Romulo ad Augustum (« Les hommes illustres de la ville de Rome, de Romulus à Auguste »), manuel (pas Valls) de latin rédigé en 1775 par l’abbé Lhomond (1727-1794)

Digression incontrôlée/lable

re11

re12 Ah, si Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, 1er baron Baden-Powell OM, GCMG, GCVO, KCB (1857 – 1941), dit Baden Powell, au lieu des scouts, avait inventé le scooter, les banlieues seraient plus sereines !

Anecdote savoureuse : B(I) P(I) (surnom abréviateur british du baron de Gilwell) n’a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l’université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans ! Antidote au stress des concours d’entrée des grandes écoles, non ?

re13
Interrogations QCM
: Peut-on se sauver soi-même en sauvant le monde ? Rationalisons : peut-on se sauver de soi-même en tentant de participer au sauvetage de la partie émergée du monde que l’on côtoie? Avoir la tentation de sauver la partie émergée du monde que l’on côtoie participe-t-il à notre salut et n’est-elle pas pure prétention? Ou, option, doit-on se sauver en courant ? si réponses ou autres questions profondes, les adresser à hugegarbage@free.fr, j’y répondrais pour tenter d’au moins VOUS sauver et donc de ME sauver.

Les commentaires sont fermés.