Semaine Classique et Trophée (François) Sergent

Froid, pluie et vent,

on a cherché le beau temps, l’a pas trouvé…

mais on a gagné !

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Les grands ponts ont ceci de bon qu’ils incitent le citadin, sa citadine et les citadininos à sortir prendre l’air, l’atmosphère et les bouchons. Que font bison futé et mister météo ?

9-2012-05-3Arrivée dans la bassine du Musée Ballantines de LR avec Béatrice – et Lionel covoituré vers François’s Mao Ti Toï – à 2h30 pour une écluse à 3h. Réponse de l’aimable éclusier contacté depuis l’auto à 1h30: « Je peux ouvrir plus tôt, vous êtes-où ? » « Sur l’autoroute, … » Instant de silence. 😐
Croisé le maitre de ND des Flots, Jean Michel déjà à bord de Saba, éveillé dans son premier sommeil, embarquement vers le large et les Minimes.

Jeudi – 7 h. Aurore, Céleste (Aurore’s au pair from Phoenix Arizona) et Nicolas, accompagnés des croissants, embarquent. Brise soutenue mais pas (encore ) pluie, départ en 2e position sous GV seule, le boss en extension pour passer le 2e ris dans la bosse prévue à cet effet.
Sauts de vagues dans les risées, humide tout ça ! Arthur le Requin, Talia le Swan et Ellad le Fife III font des entrées remarquables.
Et hop on entre chez Saint Denis d’Oléron.
«Ils ont des Olérons longs, vive les gens d’Oléron !…»

Oléron est la plus grande des îles françaises métropolitaines après la Corse (30 km de long sur 8 km de large), elle tient son nom du fait qu’on y pratiquait la tauromachie bourrée, sorte de danse épuisante en sabots qui réclamait force libations.

9-2012-05-49-2012-05-5Saint Denis, le saint martyre sans tête n’y naquit pas, il s’agirait plutôt d’un souvenir de Dionysos, alias Bacchus, le dieu de la vigne, du vin et de ses excès. La citation autochtone, hormis celle sus citée, n’est-elle pas : « Dionysos, il est rond ».

Nous avons d’abord été amicalement accueillis dans sa ravissante demeure familiale par Jean Louis T. qui fut le skipper du Maïca Trident appartenant à la Royale et se souvenait avec bonheur et nostalgie de cette époque où « il bénéficiait d’un chauffeur et d’un cuisinier pour accompagner sa fonction de régatier » et « que l’amiral fit envoyer un escorteur pour lui apporter un nouveau tangon pour remplacer celui brisé ! » Il a accepté, un jour prochain, de venir tirer quelques bords sur Saba.
Ensuite, pot au yacht club suivi du diner des équipages orchestré par Nanou et Michel et leurs clones, Nanelle et Michou.

9-2012-05-07A bord de Bonnie Lass, le bateau jury que les jurys nous envient, on affichait le prix de la baleine et du baleineau pour une vente cardinale spéciale. A la tonne ou au kilo, peu me chaut, je n’avale que du maquereau !

Vendredi matin, soleil et dodo sur le pont au soleil. Une douce chaleur de pré-été dont il fallait impérativement profiter parce qu’après ça c’est gâté et que seul le chauffage électrique poussé à fond apportera la félicité.
Bords vers La Rochelle, parking chez Amel et un petit jump vers la piscine d’eau salée qui nous refait une santé. Que nenni, ce fut meeting kevlar/plastique/classique sur fond olfactif et organoleptique de tacos et de bbq, harmonie vélique devant la cheminée (merci Aurore) puis pisse mémé & armagnac. Dodo rythmé par le ronflement (entre autres) du chauffage électrique.


Samedi
. LE tour de Ré sous la pluie de chez pluie. Heureusement, c’est spi, puis bon plein, puis 2 bords au nord rétais, et travers pour redescendre sur St Martin. Mais pluie incessante, persistante, mer plutôt plate donc l’hygrométrie 100% est d’eau douce. Brouillard d’eau et visibilité limitée.
Notre vénérée cheftaine de l’hôtel de Clerjotte n’étant pas totalement arrivée, on a fait l’impasse sur le culturisme muséographique – l’ignare est à l’ignorance ce que le bagnard est à la potence (proverbe san martino pénitenciaire)- , pour nous laisser emporter par Bernard vers les douceurs de La Flotte en Ré au nom 9-2012-05-8présentement prédestiné. Chaleureux diner où la « galette pour 4 » d’Odile se fit repas pantagruélique pour 8 ! Discussions d’antan et commentaires du jour.

Dimanche potron minet. Encore un départ en tête pour Saba au taquet ce qui fait un bon score au général (2 – 1 – 2 – 1), voir tableau manuscrit par le maitre des pertuis réunis.
Bords de portant pour reposer les os et les esprits humides.

3è au classement général pour le canote aux allures de bagarreur de pontons et de vagues (cf. Le why dans le précédent post signé lady Taud), comme quoi il n’y a pas que les vernis par temps de pluie pour faire gagner les yachts jolis. (Photo Bernard Ronseray).

 

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