Saison 2018

Peut-on imaginer Sisyphe* heureux?

Bon, en fait, Saba est heureuse d’être apprêtée, enduite, poncée, re apprêtée particulièrement par Benoît qui pense autant qu’il fait et pense qu’il fait quand il pense et ne fait que penser lorsqu’il fait. Not easy. Donc le Sisyphe side de Saba, c’est cela, mais le résultat c’est une coque tellement lisse malgré son âge, pas une ride, lifting de ouf.

– le premier qui fait un pet ira nourrir les  poissons, le second itou! disais-je en grattant.

Donc, ce fut décapage des vieux vernis – vu le coût des vernis en place, malheureux qu’il n’y ait pas un marché de reprise des vieux vernis: – au décapeur thermique, racloir et ponceuse d’angle. Merci Sophie aussi! Le truc qui te fait la gorge sèche et les yeux gravateux. Et total courbaturé.

Le roof est contreplaquisé.

Et Saba à nouveau grise.

Mais elle va reprendre des couleurs bientôt.

Photos autres

  • Tite note à propos du Sisyphe heureux d’après Albert Camus. L’absurde est l’homme – comme Sisyphe qui remonte sempiternellement son rocher qui rolling stone à peine au faîte de la montagne – avec cette recherche vaine de sens, d’unité et de clarté, à la surface d’un monde inintelligible, athée mais aussi dépourvu de vérités ou de valeurs éternelles. Confronté à l’absurde de son questionnement, l’homme pensera y mettre fin par le suicide, alors qu’il ne pourra surmonter ses pulsions qu’en se révoltant contre sa condition. Et y trouver le bonheur d’être autre chose qu’un avatar.

Rares sont les architectes navals dont le patronyme est devenu nom commun.

Eugène Cornu – Architecte Naval

Bons marcheurs, élégants et robustes, les « Cornu » ont la cote.

Georges Auzépy-Brenneur, qui l’a bien connu, brosse le portrait de cet homme étonnant, retrace sa carrière et analyse son style, en professionnel.

Eugène-Marie Cornu est né à Lorient le 26 septembre 1903. Son père, issu d’une famille nantaise modeste, est mécanicien naval et maquettiste à ses heures. Eugène passe son enfance à Nantes, où il fréquente l’école primaire de Sainte-Anne, à deux pas du quai de la Fosse. « Pendant toute son enfance, raconte Jean-Michel Barrault, il a vu défiler devant ses fenêtres les bateaux qui montaient et descendaient la Loire, qui tiraient leurs bords contre le vent d’Ouest. Dès son plus jeune âge, il a su distinguer les bons des mauvais bateaux, ceux qui remontaient au vent, ceux qui possédaient les meilleures qualités marines. »

C’est un de ses oncles, traceur aux Chantiers de Saint-Nazaire, qui lui apprend le traçage des coques en vraie grandeur. En octobre 1919 Eugène Cornu entre en qualité d’apprenti dessinateur chez Nieuport, un pionnier de la construction aéronautique établi sur l’île de la Jatte, près de Paris. Les hydravions conçus dans cette entreprise sont dotés de flotteurs à redans dont les formes s’inspirent de celles des canots automobiles issues du crayon d’Edouard de Niéport (dit Nieuport), dont les racers, glisseurs et semi-glisseurs, ont disputé des championnats à Monaco en 1920.

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Camouflage

Pour passer inaperçu parmi les baleines avec et sans bosse. Justement, l’enduit gras après léger ponçage avant deuxième couche de primaire et re léger ponçage pré peinture finale. Benoit consacre du temps et du savoir-faire en croquant des sandwichs. Top non?

Photos souvenir!

Samedi dimanche de Mars entre Paimpol et Légué.

Si tu penses que ton monde s’écroule,

Et que bosser est inutile,

Ne lis pas l’histoire de ce week-end là, non ne lis pas !

Récapitulons – le contraire de capituler – Saba fut gommée (un truc basse pression que je n’ai pas bien compris mais qui nettoie (c’est donc ton frère) tellement que le nu de l’acajou sexagénaire dévoila des formes d’origine du temps où Bertin Père construisait Manika.

Donc là, contrôlé par Benoît, le charpentier du Légué remplaçait les bordés fatigués, les hiloires et pavois humides d’eau douce et préparait les gabarits de couverture du pont et rouf, afin que, le temps du we, nous profitions du chantier pour primairiser la coque déjà bien séchée.

Nous ponçâmes 7 heures durant – 15 heures en total – pour lisser la coque des scories de gommage. Ponceuses ordinaires lourdes et pas top, ponceuse new wave (chère) légère et terriblement efficace. C’est en ponçant Pierre qu’auguste Rodin imagina le Penseur.

Au soir, ce fut punchs, tartiflette made by Sophie, karaoké rhum et dodo écroulé. Béatrice, Sophie, Pauline, Benoit, Nicolas et ma pomme.

Dimanche matin, alli allo on s’en va au turbin ! Lutte finale du ponçage poussiéreux, nettoyage du chantier, aspirage des poussières de coque, diluage de primaire gris et hop, ça peint trala lère. Après quand même une krampouz gwin ru, ma Doué !

Rouleau large et patte de lapin, primaire gris sur Saba devenue bateau grise comme dans la Royale sociale.

– C’est un apprêt, t’inquiète, Saba ne sera ni époxy Guy, ni grise armée de canons hormis ceux qui tachent possible.

La famille Ripolin poussin s’active comme toujours dans ces cas-là à moitié tête en bas à descendre et grimper les échafaudés.

Le chantier n’est pas terminé, ya du taf ! Mais le début sent le but !

Déménagement tantôt du chantier vers la halle de la CCI, ravissante et chère comme toutes les beautés tarifées.

La suite bientôt, les amis et les autres.

C’est quelques futures fleurs!

 

Saba sans fard

Saba ôte ses peintures, limite dénudée afin de se mettre à l’aise pour que Marc Nicolas intervienne sur les bordés fragilisés. Merci à Benoît de AD St Brieuc, à Ronan et bien entendu à Sophie pour les photos.
A suivre: la date de ponçage fin et 1ère couche prolongées par une tite fête!
La coque est en acajou, le bois dur qui dure.

 

Trempage sous grue dès samedi

Trempage sous grue pour réhumidification dès samedi prochain avec le concours efficace de Dauphin Nautic . Batteries en charge d’ici là car la pompe de cale devrait être utile, très utile. Du moins très sollicitée les premières heures. Cross your fingers.
 
 
Saba dévoilée, à peine née.
Chez Bertin à Carqueiranne en 1964 pour
Alain Lecerf
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lofing match Saba vs Griffon vu depuis Acteia II, en 2006. Griffon lâchera prise 10 mn plus tard! C’était du temps où l’on conservait le pavillon national en course parce qu’on ne savait pas. Maintenant, on sait qu’il ne faut pas le garder parce que cela signifie qu’on abandonne la régate.
 
 
 
 

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