Saison 2015

Channel Classic, l’invincible Regatta – 3 de 3

La course Paimpol – Saint Peter à bord de Z.

07h50 – 08h50. Les uns derrière les autres, les yachts quittent le port. Les pavois ont été descendus, les tauds de voiles repliés et la longue cohorte classique prend le chenal.

A bord du Tigre Z dessiné par Georges Auzépy Brenneur, nous sommes 5, Hélène et Xavier, Stevan, Pascal Niard le Malouin armateur du sloop construit au chantier Pouvreau en 1967. Et moi-même.

Le voilier mesure 13,37 m au pont, 8,20 m à la flottaison, 2, 62 m au maitre bau, 1,45 m de tirant d’eau et déplace moins de 5 tonnes.

Une tasse de café à la main et la barre entre les jambes, Pascal raconte son bateau.

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Channel Classic, l’invincible Regatta – 2 de 3

La suite de la première partie, et oui!

Thalamus, le ketch vert, dessiné par François Sergent (1911-2000) au chantier Rameau à Etel en 1963/1964, mesure 14.50 m au pont, 10,10 m à la flottaison, 3,51 m au maitre bau, 1,86 m de tirant d’eau et déplace 11,43 tonnes. Assis dans le vaste cockpit, Paul Mazars raconte l’histoire du yacht familial : Thalamus succéda à  Ailes Blanches, un robuste ketch de 10 m de type norvégien. Lorsque mon père commande son nouveau bateau, j’avais 18 ans. J’ai suivi chez Rameau l’avancement du projet : vu ces merveilleux charpentiers travailler à l’herminette le massif de quille, ployer les membrures acacia à la vapeur, réaliser le bordé en double plis d‘acajou croisés. Ce chantier a disparu, dommage. Les voiles, commandées chez Tonnerre, se sont révélées d’une qualité remarquable : 50 ans et 30.000 milles plus tard, j’en utilise encore certaines ! Le bateau fût immédiatement parfait et ne nécessita que quelques mises au point. Partis de Belle-Ile le 19 juillet 1964, nous sommes parvenus le 28 juillet à Madère après une navigation – au sextant et au CONSOL – sans aucun problème. Le retour entre Madère et Tanger, vent debout, fut nettement plus humide. Ensuite, Thalamus gagna Toulon où il fut tellement longtemps amarré que c’est toujours son port d’attache « officiel ».

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Espace & temps, vagues & nuages.

De juin 1882 à juin 2015, de Douarnenez à Falmouth et retour, il était une fois Germaine…

DSC_0025Patrick, l’armateur & boss l’avait prophétisé à maintes reprises : on va l’avoir dans le cul. Et lorsque nous avons, le dimanche soir à 20 h, quitté Falmouth – après la proclamation des résultats suivie du burger diner resto sur le port – nous avions effectivement le vent où il l’avait prédit. Mer bleue plate aussi. Il y eut près de 3 heures à descendre sous voiles au soleil couchant avant de démarrer le moteur histoire de ne pas dériver.

Mais revenons aux jours précédant la victoire de Germaine sur des forces supérieures en tonnage.
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Les métamorphoses blanches & vernies

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Chronique d’un week-end printanier bien ensoleillé ou Saba fut poncée, grattée, décapée, vernie, blanchie, toilettée, bichonnée, nettoyée, etc…

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Trois journées paimpolaises où nous avons résisté à l’appel lanildutien de MJ, pour nous concentrer sur l’essentiel : faire plus belle la reine de Saba, Balqis of the seas.
salomon-et-la-reine-de-ii-06-gNote instructive – Le royaume de Saba, cité par la Bible et le Coran (comme quoi !) est situé

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Damnés petits métiers indispensables pour qu’une régate high level se déroule au top

1 La maquette de croiseur hauturier, ex-voto aux matelots de Seine qui se mettent en scène
Les gens qui se la pèlent mais bon on n’a pas traversé les barres d’immeubles pour rien 2

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Toutes les questions à propos de la coupe de France de la Voile Classique qui auraient pu vous interpeller si vous vous les étiez posées. Avec toutefois une certitude apocalyptique: c’est l’AYC qui est top vainqueur!

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Pas facile, un titre pareil. Moi-même je m’interroge.

Au fait. Ce fut beau, agréable, plutôt fair play même si, lumineux, presque sans pluie mais avec des bourrasques en échange, un plateau de futurs vainqueurs et de futurs vaincus et ceux qui ont vaincu en 2014 comme ceux qui vaincront en 2015. Veni, vidi, vici. J’ai venu, j’ai vu, j’ai vaincu.

Puisqu’il s’agit d’une formule julienne (pas les légumes mais César), rendons hommage aux deux qui portent le sujet depuis longtemps. Les deux Pascaux : Pascale Guittonneau et Pascal Vertanessian. Non mais. Et bien évidemment au souverain pontife, l’activiste du Corc, l’amiral sérénissime du Trophée Bailli de Suffren, l’incontournable provocateur, etc. Henri-Christian Schroeder !

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