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Peut-on imaginer Sisyphe* heureux?

Bon, en fait, Saba est heureuse d’être apprêtée, enduite, poncée, re apprêtée particulièrement par Benoît qui pense autant qu’il fait et pense qu’il fait quand il pense et ne fait que penser lorsqu’il fait. Not easy. Donc le Sisyphe side de Saba, c’est cela, mais le résultat c’est une coque tellement lisse malgré son âge, pas une ride, lifting de ouf.

– le premier qui fait un pet ira nourrir les  poissons, le second itou! disais-je en grattant.

Donc, ce fut décapage des vieux vernis – vu le coût des vernis en place, malheureux qu’il n’y ait pas un marché de reprise des vieux vernis: – au décapeur thermique, racloir et ponceuse d’angle. Merci Sophie aussi! Le truc qui te fait la gorge sèche et les yeux gravateux. Et total courbaturé.

Le roof est contreplaquisé.

Et Saba à nouveau grise.

Mais elle va reprendre des couleurs bientôt.

Photos autres

  • Tite note à propos du Sisyphe heureux d’après Albert Camus. L’absurde est l’homme – comme Sisyphe qui remonte sempiternellement son rocher qui rolling stone à peine au faîte de la montagne – avec cette recherche vaine de sens, d’unité et de clarté, à la surface d’un monde inintelligible, athée mais aussi dépourvu de vérités ou de valeurs éternelles. Confronté à l’absurde de son questionnement, l’homme pensera y mettre fin par le suicide, alors qu’il ne pourra surmonter ses pulsions qu’en se révoltant contre sa condition. Et y trouver le bonheur d’être autre chose qu’un avatar.

Rares sont les architectes navals dont le patronyme est devenu nom commun.

Eugène Cornu – Architecte Naval

Bons marcheurs, élégants et robustes, les « Cornu » ont la cote.

Georges Auzépy-Brenneur, qui l’a bien connu, brosse le portrait de cet homme étonnant, retrace sa carrière et analyse son style, en professionnel.

Eugène-Marie Cornu est né à Lorient le 26 septembre 1903. Son père, issu d’une famille nantaise modeste, est mécanicien naval et maquettiste à ses heures. Eugène passe son enfance à Nantes, où il fréquente l’école primaire de Sainte-Anne, à deux pas du quai de la Fosse. « Pendant toute son enfance, raconte Jean-Michel Barrault, il a vu défiler devant ses fenêtres les bateaux qui montaient et descendaient la Loire, qui tiraient leurs bords contre le vent d’Ouest. Dès son plus jeune âge, il a su distinguer les bons des mauvais bateaux, ceux qui remontaient au vent, ceux qui possédaient les meilleures qualités marines. »

C’est un de ses oncles, traceur aux Chantiers de Saint-Nazaire, qui lui apprend le traçage des coques en vraie grandeur. En octobre 1919 Eugène Cornu entre en qualité d’apprenti dessinateur chez Nieuport, un pionnier de la construction aéronautique établi sur l’île de la Jatte, près de Paris. Les hydravions conçus dans cette entreprise sont dotés de flotteurs à redans dont les formes s’inspirent de celles des canots automobiles issues du crayon d’Edouard de Niéport (dit Nieuport), dont les racers, glisseurs et semi-glisseurs, ont disputé des championnats à Monaco en 1920.

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Graissage et ponçage

Dans l’ordre et le désordre apparent. Enduit coque, contreplaqué roof, démontage nettoyage graissage des winchs. Je vais quand même filer un coup de main le we prochain.

 

 

Camouflage

Pour passer inaperçu parmi les baleines avec et sans bosse. Justement, l’enduit gras après léger ponçage avant deuxième couche de primaire et re léger ponçage pré peinture finale. Benoit consacre du temps et du savoir-faire en croquant des sandwichs. Top non?

Photos souvenir!

Samedi dimanche de Mars entre Paimpol et Légué.

Si tu penses que ton monde s’écroule,

Et que bosser est inutile,

Ne lis pas l’histoire de ce week-end là, non ne lis pas !

Récapitulons – le contraire de capituler – Saba fut gommée (un truc basse pression que je n’ai pas bien compris mais qui nettoie (c’est donc ton frère) tellement que le nu de l’acajou sexagénaire dévoila des formes d’origine du temps où Bertin Père construisait Manika.

Donc là, contrôlé par Benoît, le charpentier du Légué remplaçait les bordés fatigués, les hiloires et pavois humides d’eau douce et préparait les gabarits de couverture du pont et rouf, afin que, le temps du we, nous profitions du chantier pour primairiser la coque déjà bien séchée.

Nous ponçâmes 7 heures durant – 15 heures en total – pour lisser la coque des scories de gommage. Ponceuses ordinaires lourdes et pas top, ponceuse new wave (chère) légère et terriblement efficace. C’est en ponçant Pierre qu’auguste Rodin imagina le Penseur.

Au soir, ce fut punchs, tartiflette made by Sophie, karaoké rhum et dodo écroulé. Béatrice, Sophie, Pauline, Benoit, Nicolas et ma pomme.

Dimanche matin, alli allo on s’en va au turbin ! Lutte finale du ponçage poussiéreux, nettoyage du chantier, aspirage des poussières de coque, diluage de primaire gris et hop, ça peint trala lère. Après quand même une krampouz gwin ru, ma Doué !

Rouleau large et patte de lapin, primaire gris sur Saba devenue bateau grise comme dans la Royale sociale.

– C’est un apprêt, t’inquiète, Saba ne sera ni époxy Guy, ni grise armée de canons hormis ceux qui tachent possible.

La famille Ripolin poussin s’active comme toujours dans ces cas-là à moitié tête en bas à descendre et grimper les échafaudés.

Le chantier n’est pas terminé, ya du taf ! Mais le début sent le but !

Déménagement tantôt du chantier vers la halle de la CCI, ravissante et chère comme toutes les beautés tarifées.

La suite bientôt, les amis et les autres.

C’est quelques futures fleurs!

 

Saba sans fard

Saba ôte ses peintures, limite dénudée afin de se mettre à l’aise pour que Marc Nicolas intervienne sur les bordés fragilisés. Merci à Benoît de AD St Brieuc, à Ronan et bien entendu à Sophie pour les photos.
A suivre: la date de ponçage fin et 1ère couche prolongées par une tite fête!
La coque est en acajou, le bois dur qui dure.

 

Voile magazine de février

L’épopée Classic Channel Regatta à bord de Thalamus. Un article générique.

Yachts en fer

Il y a (presque) 200 ans, les chantiers navals nantais peaufinèrent et illustrèrent leur savoir-faire en construisant des yachts en fer. 15 en fait.
Ce livre est un bijou de connaissances certes mais aussi de photos inédites. On s’y plonge et replonge.

Pont ponçage

Pont poncé, iroko très beau, le refit est en cours. Merci Benoit . De son côté, Ronan et ses étudiants de l’AFPA gèrent le mat, les winchs et coetera. Sacré Saba reborn.

 

 

 

 

Refit phase 1, démonter sans se démonter!

Tout remontage commence par un démontage, oui chère Madame!

Planning démontage respecté: 3 jours ou presque.

Démontage:

balcon et filières – guindeau – pied de mat – écubier – hublots plexi – aérateurs de pont, mains courantes, quart de rond d’hiloire de roof tribord… quelques nombreuses vis parfois souvent bien bloquées au Sika!

Contrôle des bordés:

Peintures ôtées au décapeur thermique aux passages de cadènes. Bonne surprise, environ 2 mètres d’acajou à changer!

Pavois étrave tribord. 2 mètres à changer.

Hiloire tribord avant cockpit: à changer en prolongement de l’hiloire de roof.

Les RV

Le sympathique charpentier du Légué  Marc Nicolas 

Et puis Ronan Merlateau, formateur à l’AFPA et ses stagiaires venus faire l’inventaire des travaux pouvant s »inscrire en réalité vraie lors de leurs formations: winchs, guindeau, gréement, mat, …

 

 

Avec une tentative en réel de transport du mat pour lui faire prendre l’air.

Et Benoit pour sa toujours redoutable efficacité souriante.

Sinon, pour les initiés, c’est courbatures de devoir monter descendre, déboulonner pieds en l’air et tête en bas, dévisser sans casser, faire de la force tranquille pour ne pas casser plus! Le Paddy vespéral est essentiel!

Next step. A suivre, mais je dis.