Editothèque

Nettoyage intrinsèque à grande eau

L’extérieur repeint et vernis brille au jeux d’eau du port éclairés par les rayons solaires. Cette phrase naze est préambule à la suite puisque Saba ne connait plus guère de fuites pénétrantes.

Avec le temps, rien ne s’en va. Poussières et gravats de bois. Bouteilles ballotées et laitons piquetés. Gazinière rouillée jetée.

Pas d’alternative, il faut frotter. Seules les fées peuvent assumer*.

Elles le firent, gantées de rose, à l’aspirateur, à la brosse, à l’éponge dans les débordements détergents!

Avant de tout rincer au jet. Tous les produits vont dans l’eau car ils sont plus bio que l’eau.

Désormais, les couchettes sont prêtes, matelas ajustés, ya plus qu’à aller se coucher. Entre les quarts de nav et ceux de vins divins savourés l’auriculaire en l’air comme les princesses, seules, savent le faire même après avoir ardemment oeuvré.

* Je ne prétends pas que seules les Dames sont expertes en ménage. Sinon le leur avec mari, babies, patrie. Le home sweet home est aussi l’homme sweet homme.

Saba back to water

Coup de fil avec Benoit : Saba sèche, beaucoup, sous le beau bâtiment Rosengart. Faudrait la remettre à l’eau au plus tôt. Plannings boulot estivités en remplissage full. Ok, je blablate asap. Ce qui vaut une rencontre improbable avec un ami de longue date du père de Pierre et donc beau père de Chloé. J’aime bien BlaBlaCar spécialement pour les belles discussions imprévues.

Donc. Benoit a déjà passé 2 couches sur le contreplaqué du roof. Reste les 4 rectangles pour poser les Velux®. Je rigole mais ce fut la réponse donnée aux badauds curieux. Que nenni, c’est l’antifouling pour ne pas déraper.

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Saba et le jour sans refit.

Descente Paris Saint Brieuc via le Mont où juste après le Couesnon, le pays breton sent meilleur. Stop photo dans un chemin creux, failli me prendre le suivant dans l’arrière train à la suite de mon coup de frein pré-panoramique. Ou plutôt du panorama au bout du pré. L’Amour est dans le proche.

Retrouvailles au Légué avec Sophie et Benoit et bien sur avec Saba.

Papotages entre vernissages.

Objectifs : ponçages des parties à vernir à terminer, antifouling, rangements intérieurs, remplissage aqueux de la cale, peinture rouf, …

Pour poncer ça a poncé. Bôme etc… et première et seconde couche de vernis.

 

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Sel d’oseille

Joli mot pour dire acide oxalique.

Damned, pourquoi je fais mon petit chimiste ?

On le trouve à l’état naturel sous forme d’oxalate de potassium ou de calcium dans les racines et rhizomes de nombreuses plantes telles que l’oseille, la rhubarbe, la betterave et les plantes de la famille des oxalis. Les oxalates sont également présents dans l’urine animale et humaine. Ils forment aussi des composés minéraux dans les rognons de silex.

Fabuleux non ?

Mais pourquoi je ponds ce truc ?

Parce que le sel d’oseille s’utilise comme rongeant, décolorant en teinture, détartrant et complexant éliminant les taches de rouille, vernis et encres depuis le XVIIIe siècle.

Et voilà le mot-clef : VERNIS !

Donc, les vernis passés poncés demeurés gris de Saba vont être nettoyés au sel d‘oseille pour qu’ensuite les couches de vernis nouveau s’incrustent harmonieusement.

Ça va briller/ Dans un avion, sur le pont d’un bateau/Ça va briller, à se brûler la peau/ A s’envoler, toujours, toujours plus haut/Où l’amour est beau oh oh oh oh oh 

Sont concernés : hiloires de cockpit et rouf, bôme, mains courantes, … juste que du boulot.

A compter d’après demain à Saint Brieuc.

AIPTEK

Agneta: Vernis soit qui mal y pense.

 

La dockside fait-elle le marin?

A-t-il le pied plus marin l’individu qui chausse des docksides tous les jours de l’année que celle ou celui qui alternent chaussures de ville, de sport, charentaises et docksides?

La réponse à la question est particulièrement cruciale lorsque les beaux jours reviennent et que les embarquement houleux vont reprendre.

Après avoir lu cette enquête, amigo, tu ne regarderas plus jamais tes docksides sans sentir venir un léger haut le coeur nauséeux.

Pour cette étude nécessaire, j’ai donc élaboré le panel le plus exhaustif possible. Mais en même temps – Mac dixit – considérant le budget limité à rien de l’étude (frais de transport limités because les grèves perlées, invitations aux arrivées hasardeuses à cause des postiers branleurs,  …), je me suis cru autorisé à faire participer le seul cobaye sujet que j’avais sous la main. Ma pomme en l’occurrence qui s’est prêtée spontanément à l’interrogatoire non sans le taxer de schizophrène. Toujours moins définitif que schizosapin dirait mon pote Borgnole, Jean Louis Borgnole.

Je ne gonflerais pas le lecteur avec la liste des desiderata mais irai droit au but.

Dans les deux cas, la réponse est positivement oui: on peut avoir le pied marin – et par contradiction le mal de mer – en santiags, en tongs, pieds nus, en ballerines, en espadrilles, en bottes de 7 lieues, en docksides of course, … le pied marin est en réalité une histoire d’oreille interne.

Pour ne pas en rester à ce stade, l’enquête porta sur les bottes de mer, les cuissardes, les chaussures de ski, … mais ceci est une autre histoire. Je m’en voudrais d’abuser de votre patience par ma science. Kenavo amigo!

Bar & barre

Ici Madame

Monsieur

Le barman

Tient le bar

Et la barre.

Tiens bon le vent

Mon neveu

Si tu ne tiens pas

A t’en prendre un

D’extravagant

Avec un cocard !

Fais ton malin

Jeune marin

Avale ta soupe

À la proue

– choux genoux hiboux –

Et gerbe,

Imberbe,

À la poupe.

Carénage avant antifouling

L’ antifouling de Saba n’est pas posé que, déjà, une carèneuse de carrière s’est proposée pour ôter les trucs subaquatiques qui freinent la pénétration et de fait la célérité du yacht. D’autres photos à venir. Avec un carèneur barbu ventripotent. Et aussi un poisson nettoyeur du nom de silure.

Abruti!

Je papotai, verre à la main, lors de ce charmant buffet plancha sous le soleil d’entre les tours rochelaises organisé in & out du plus ravissant club house atlantique pour célébrer la fête en général et celles de notre hôte et de Madame particulièrement. Tout allait au mieux et n’avait guère de raison de s’interrompre dans la béatitude sereine. Ou la sérénité béate. La mer scintillait à la légère brise solaire.

J’entendis, proféré à voix forte par un ex blondinet frisé, le terme « abruti » . Ma parano ne fait qu’un tour:  s’agirait-il de ma pomme? Je tressaille en transes. Avant, neurones palpitants, de me souvenir que le-dit garçon qui occupa ici une fonction créative & présidentielle, avait pour coutume de saluer ainsi son voisin comme d’autres disent bonjour ou salut. Traiter son prochain d’abruti est pour lui une marque d’intérêt, peut-être aussi d’affection. Le côtoyer convainc l’apostrophé que ses marques d’affection tonitruantes sont infectées de purulences paranoïaques. On ne peut s’enterrer à Sainte Marie des champs et se persuader être homme de mer. Il tança donc d’un ferme « abruti » l’assemblée, ce qui m’amène ainsi-soit-il à m’interroger:

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La ligne de flouttaison

Ce furent – encore ! – de grandes manoeuvres autour de Saba la semaine dernière.

Ponçage: après la coque, les 3 couches d’apprêt gris Marine Nationale et des enduits à n’en plus finir. Mais comme le dit Benoit: « tant que ce n’est pas lisse au toucher…. »

Ponçage pré vernissage des hiloires de roof et de cockpit: le vernis incrusté à poncer c’est vraiment, mais alors vraiment……. le grisé s’accroche.

Ponçage pas fini: la bôme en spruce, les mains courantes, …. bataille contre le grisé et le brillant. Ceux qui savent compatiront petit patapon.

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Supplices marins

Avant de reprendre la saison de navigation, je conseille aux armateurs, capitaines, parons, skippers et à leurs épouses d’inciter leurs équipages à lire ces lignes afin qu’ils ne s’imaginent pas être les maîtres à bord ad vitam aeternam.

Nous allons parler de cale. Non celle qui laisse envisager de bonnes bouteilles entreposées, ni celui – sans e – qui vient au matelot lorsqu’il tire sur les bouts’. Aux matelotes aussi mais j’en vois qui rêvent.

Attention! Les supplices de la cale peuvent entrainer de graves blessures et suffocations entrainant le décès du consommateur patient participant !

D’abord, il faudra se souvenir que ce sont les Hollandais qui ont fait la promotion de ce charmant divertissement: si votre capitaine est batave, gaffe!

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