Editothèque

Sel d’oseille

Joli mot pour dire acide oxalique.

Damned, pourquoi je fais mon petit chimiste ?

On le trouve à l’état naturel sous forme d’oxalate de potassium ou de calcium dans les racines et rhizomes de nombreuses plantes telles que l’oseille, la rhubarbe, la betterave et les plantes de la famille des oxalis. Les oxalates sont également présents dans l’urine animale et humaine. Ils forment aussi des composés minéraux dans les rognons de silex.

Fabuleux non ?

Mais pourquoi je ponds ce truc ?

Parce que le sel d’oseille s’utilise comme rongeant, décolorant en teinture, détartrant et complexant éliminant les taches de rouille, vernis et encres depuis le XVIIIe siècle.

Et voilà le mot-clef : VERNIS !

Donc, les vernis passés poncés demeurés gris de Saba vont être nettoyés au sel d‘oseille pour qu’ensuite les couches de vernis nouveau s’incrustent harmonieusement.

Ça va briller/ Dans un avion, sur le pont d’un bateau/Ça va briller, à se brûler la peau/ A s’envoler, toujours, toujours plus haut/Où l’amour est beau oh oh oh oh oh 

Sont concernés : hiloires de cockpit et rouf, bôme, mains courantes, … juste que du boulot.

A compter d’après demain à Saint Brieuc.

AIPTEK

Agneta: Vernis soit qui mal y pense.

 

La dockside fait-elle le marin?

A-t-il le pied plus marin l’individu qui chausse des docksides tous les jours de l’année que celle ou celui qui alternent chaussures de ville, de sport, charentaises et docksides?

La réponse à la question est particulièrement cruciale lorsque les beaux jours reviennent et que les embarquement houleux vont reprendre.

Après avoir lu cette enquête, amigo, tu ne regarderas plus jamais tes docksides sans sentir venir un léger haut le coeur nauséeux.

Pour cette étude nécessaire, j’ai donc élaboré le panel le plus exhaustif possible. Mais en même temps – Mac dixit – considérant le budget limité à rien de l’étude (frais de transport limités because les grèves perlées, invitations aux arrivées hasardeuses à cause des postiers branleurs,  …), je me suis cru autorisé à faire participer le seul cobaye sujet que j’avais sous la main. Ma pomme en l’occurrence qui s’est prêtée spontanément à l’interrogatoire non sans le taxer de schizophrène. Toujours moins définitif que schizosapin dirait mon pote Borgnole, Jean Louis Borgnole.

Je ne gonflerais pas le lecteur avec la liste des desiderata mais irai droit au but.

Dans les deux cas, la réponse est positivement oui: on peut avoir le pied marin – et par contradiction le mal de mer – en santiags, en tongs, pieds nus, en ballerines, en espadrilles, en bottes de 7 lieues, en docksides of course, … le pied marin est en réalité une histoire d’oreille interne.

Pour ne pas en rester à ce stade, l’enquête porta sur les bottes de mer, les cuissardes, les chaussures de ski, … mais ceci est une autre histoire. Je m’en voudrais d’abuser de votre patience par ma science. Kenavo amigo!

Bar & barre

Ici Madame

Monsieur

Le barman

Tient le bar

Et la barre.

Tiens bon le vent

Mon neveu

Si tu ne tiens pas

A t’en prendre un

D’extravagant

Avec un cocard !

Fais ton malin

Jeune marin

Avale ta soupe

À la proue

– choux genoux hiboux –

Et gerbe,

Imberbe,

À la poupe.

Carénage avant antifouling

L’ antifouling de Saba n’est pas posé que, déjà, une carèneuse de carrière s’est proposée pour ôter les trucs subaquatiques qui freinent la pénétration et de fait la célérité du yacht. D’autres photos à venir. Avec un carèneur barbu ventripotent. Et aussi un poisson nettoyeur du nom de silure.

Abruti!

Je papotai, verre à la main, lors de ce charmant buffet plancha sous le soleil d’entre les tours rochelaises organisé in & out du plus ravissant club house atlantique pour célébrer la fête en général et celles de notre hôte et de Madame particulièrement. Tout allait au mieux et n’avait guère de raison de s’interrompre dans la béatitude sereine. Ou la sérénité béate. La mer scintillait à la légère brise solaire.

J’entendis, proféré à voix forte par un ex blondinet frisé, le terme « abruti » . Ma parano ne fait qu’un tour:  s’agirait-il de ma pomme? Je tressaille en transes. Avant, neurones palpitants, de me souvenir que le-dit garçon qui occupa ici une fonction créative & présidentielle, avait pour coutume de saluer ainsi son voisin comme d’autres disent bonjour ou salut. Traiter son prochain d’abruti est pour lui une marque d’intérêt, peut-être aussi d’affection. Le côtoyer convainc l’apostrophé que ses marques d’affection tonitruantes sont infectées de purulences paranoïaques. On ne peut s’enterrer à Sainte Marie des champs et se persuader être homme de mer. Il tança donc d’un ferme « abruti » l’assemblée, ce qui m’amène ainsi-soit-il à m’interroger:

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La ligne de flouttaison

Ce furent – encore ! – de grandes manoeuvres autour de Saba la semaine dernière.

Ponçage: après la coque, les 3 couches d’apprêt gris Marine Nationale et des enduits à n’en plus finir. Mais comme le dit Benoit: « tant que ce n’est pas lisse au toucher…. »

Ponçage pré vernissage des hiloires de roof et de cockpit: le vernis incrusté à poncer c’est vraiment, mais alors vraiment……. le grisé s’accroche.

Ponçage pas fini: la bôme en spruce, les mains courantes, …. bataille contre le grisé et le brillant. Ceux qui savent compatiront petit patapon.

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Supplices marins

Avant de reprendre la saison de navigation, je conseille aux armateurs, capitaines, parons, skippers et à leurs épouses d’inciter leurs équipages à lire ces lignes afin qu’ils ne s’imaginent pas être les maîtres à bord ad vitam aeternam.

Nous allons parler de cale. Non celle qui laisse envisager de bonnes bouteilles entreposées, ni celui – sans e – qui vient au matelot lorsqu’il tire sur les bouts’. Aux matelotes aussi mais j’en vois qui rêvent.

Attention! Les supplices de la cale peuvent entrainer de graves blessures et suffocations entrainant le décès du consommateur patient participant !

D’abord, il faudra se souvenir que ce sont les Hollandais qui ont fait la promotion de ce charmant divertissement: si votre capitaine est batave, gaffe!

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Parmi les ponts de Mai…

… le roof fr Saba.

Superbe réalisation de Marc Nicolas à Saint Brieuc sous la haute expertise de Benoît Tostain et bien sur de Sophie. J’ai oublié quelqu’un?

Après avoir changé 18 mètres de bordés – épisodes précédents – et changé l’hiloire tribord du roof et de cockpit (l’eau douce rogntudju!), les épaisses lattes d’iroko ont été protégées par un contreplaqué élégamment posé collé. Ainsi que le capot de la descente revu et bien revu.

Yapluka….!

Images en photos

La Vieille et la Plate rebaptisées?

Combien de fois avons-nous franchi le Raz

Laissant à l’Ouest le Chat

Queue de rat et pointe du Raz

Par toutes sortes de mers

Toutes sortes de vents

Toutes sortes de temps

Plate sur Vieille

L’équipage veille

 

Nous avons souvent discuté des noms des deux « dames » devant lesquelles nous passons et repassons. Certes (voir ci-dessous), leur appellation relève de l’apparence et de la toponymie, néanmoins – hormis le fait qu’il s’agisse de crisper le matelot afin qu’il s’inquiète de sa route sans que sa libido l’en écarte –  les géniteurs des patronymes des Phares et Balises, sauf misogynie ou truc freudien, auraient pu être plus sympa.

Je suggère de les rebaptiser : le phare de la Demoiselle et la tourelle de la Potelée. Nettement plus sexy. J’ai adressé un courrier aux chefs des Phares et Balises dans ce sens. J’attends le réponse qui ne devrait être que favorable.

Lectures – Dans, je crois « Les mémoires d’un yacht », Jean Merrien raconte le passage du raz vent contre courant où son yac malmené fut sauvé par un petit cargo caboteur qui fit des zig zag devant son étrave pour aplatir la mer ! C’était avant, bien avant.

Ar Groac’h dite la Vieille.

Le phare s’appela d’abord « phare de Gorelebella » (la roche la plus éloignée) avant prendre le nom de phare de la Vieille parce que sa silhouette ressemble à celle d’une dame âgée.

On dit que s’y retrouvent tous les noyés en partance pour l’au-delà, guidés par Ahès, -la fille du roi Gradlon, seigneur de la ville d’Ys- punie pour avoir mené une vie de débauche. Ambiance!

 

Gwrac’h Vihan (petite vieille) ou plutôt La Plate tient son nom du platier sur lequel elle est édifiée.

Et comme le bon sens lié aux coutumes est aussi nécessaire que la cartographie satellitaire, on se rappellera avec effroi – et du rhum ! – le dicton breton évidemment local : Etre enez hag er beg, eman berred ar goazed (Entre l’île et la pointe, c’est le cimetière des hommes)

 

 

Photos empruntées notamment à miss Gasoil de Trescadec

Peut-on imaginer Sisyphe* heureux?

Bon, en fait, Saba est heureuse d’être apprêtée, enduite, poncée, re apprêtée particulièrement par Benoît qui pense autant qu’il fait et pense qu’il fait quand il pense et ne fait que penser lorsqu’il fait. Not easy. Donc le Sisyphe side de Saba, c’est cela, mais le résultat c’est une coque tellement lisse malgré son âge, pas une ride, lifting de ouf.

– le premier qui fait un pet ira nourrir les  poissons, le second itou! disais-je en grattant.

Donc, ce fut décapage des vieux vernis – vu le coût des vernis en place, malheureux qu’il n’y ait pas un marché de reprise des vieux vernis: – au décapeur thermique, racloir et ponceuse d’angle. Merci Sophie aussi! Le truc qui te fait la gorge sèche et les yeux gravateux. Et total courbaturé.

Le roof est contreplaquisé.

Et Saba à nouveau grise.

Mais elle va reprendre des couleurs bientôt.

Photos autres

  • Tite note à propos du Sisyphe heureux d’après Albert Camus. L’absurde est l’homme – comme Sisyphe qui remonte sempiternellement son rocher qui rolling stone à peine au faîte de la montagne – avec cette recherche vaine de sens, d’unité et de clarté, à la surface d’un monde inintelligible, athée mais aussi dépourvu de vérités ou de valeurs éternelles. Confronté à l’absurde de son questionnement, l’homme pensera y mettre fin par le suicide, alors qu’il ne pourra surmonter ses pulsions qu’en se révoltant contre sa condition. Et y trouver le bonheur d’être autre chose qu’un avatar.