Toutes les saisons

Passez nos fringues de mer à la machine,

Passez nos fringues de mer à la machine,

Pour voir si les couleurs d’origine

Peuvent revenir*.

Le sujet est sempiternel : comment dessaler nos vêtements de mer en cours ou en fin de saison ?

Tant qu’il s’agit de textiles, suivez les instructions portées sur l’étiquette ( si c’est écrit en chinois, trouvez un traducteur, en hongrois, une Hongroise, etc. )

Pour les polaires et autres mélanges gore textés, même scénario : lire la notice.

Pour les cirés et leurs accessoires, le rinçage a la mano – pas celui de la tribu de Dana ! – à l’eau douce exclut toute forme de tambour de machine. Séchage en zone bien ventilée pour l’odeur de mer et poissons ôter.

– Et les gilets de sauvetage automatiques ?

– Je conseille d’en passer un à la machine si vous voulez changer votre électro ménager en attaquant le fabricant CAR IL N’EST PAS PRéCISé DE NE PAS LAVER les gilets de sauvetage automatiques à LA MACHINE !

Cet exemple utile vient de l’expérience d’un mien ami, ou plutôt sa chérie, qui colla tout – fringues, cirés, gilet – à la machine : le hublot était bloqué, il a fallu le forcer à la barre à mine puis attaquer le gilet gonflé au couteau. Life is not a long quiet river !

 

 

 

 

Ceci est un complément du Dico insolite des Mots (Maux) Marins.

Ah oui! Pour acquérir un new gilet automatique, demandez Benoît chez AD St Brieuc.

 

 

 

 

 

* Merci Alain Souchon pour l’emprunt dévié

Nettoyage intrinsèque à grande eau

L’extérieur repeint et vernis brille au jeux d’eau du port éclairés par les rayons solaires. Cette phrase naze est préambule à la suite puisque Saba ne connait plus guère de fuites pénétrantes.

Avec le temps, rien ne s’en va. Poussières et gravats de bois. Bouteilles ballotées et laitons piquetés. Gazinière rouillée jetée.

Pas d’alternative, il faut frotter. Seules les fées peuvent assumer*.

Elles le firent, gantées de rose, à l’aspirateur, à la brosse, à l’éponge dans les débordements détergents!

Avant de tout rincer au jet. Tous les produits vont dans l’eau car ils sont plus bio que l’eau.

Désormais, les couchettes sont prêtes, matelas ajustés, ya plus qu’à aller se coucher. Entre les quarts de nav et ceux de vins divins savourés l’auriculaire en l’air comme les princesses, seules, savent le faire même après avoir ardemment oeuvré.

* Je ne prétends pas que seules les Dames sont expertes en ménage. Sinon le leur avec mari, babies, patrie. Le home sweet home est aussi l’homme sweet homme.

Saba back to water

Coup de fil avec Benoit : Saba sèche, beaucoup, sous le beau bâtiment Rosengart. Faudrait la remettre à l’eau au plus tôt. Plannings boulot estivités en remplissage full. Ok, je blablate asap. Ce qui vaut une rencontre improbable avec un ami de longue date du père de Pierre et donc beau père de Chloé. J’aime bien BlaBlaCar spécialement pour les belles discussions imprévues.

Donc. Benoit a déjà passé 2 couches sur le contreplaqué du roof. Reste les 4 rectangles pour poser les Velux®. Je rigole mais ce fut la réponse donnée aux badauds curieux. Que nenni, c’est l’antifouling pour ne pas déraper.

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Saba et le jour sans refit.

Descente Paris Saint Brieuc via le Mont où juste après le Couesnon, le pays breton sent meilleur. Stop photo dans un chemin creux, failli me prendre le suivant dans l’arrière train à la suite de mon coup de frein pré-panoramique. Ou plutôt du panorama au bout du pré. L’Amour est dans le proche.

Retrouvailles au Légué avec Sophie et Benoit et bien sur avec Saba.

Papotages entre vernissages.

Objectifs : ponçages des parties à vernir à terminer, antifouling, rangements intérieurs, remplissage aqueux de la cale, peinture rouf, …

Pour poncer ça a poncé. Bôme etc… et première et seconde couche de vernis.

 

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Sel d’oseille

Joli mot pour dire acide oxalique.

Damned, pourquoi je fais mon petit chimiste ?

On le trouve à l’état naturel sous forme d’oxalate de potassium ou de calcium dans les racines et rhizomes de nombreuses plantes telles que l’oseille, la rhubarbe, la betterave et les plantes de la famille des oxalis. Les oxalates sont également présents dans l’urine animale et humaine. Ils forment aussi des composés minéraux dans les rognons de silex.

Fabuleux non ?

Mais pourquoi je ponds ce truc ?

Parce que le sel d’oseille s’utilise comme rongeant, décolorant en teinture, détartrant et complexant éliminant les taches de rouille, vernis et encres depuis le XVIIIe siècle.

Et voilà le mot-clef : VERNIS !

Donc, les vernis passés poncés demeurés gris de Saba vont être nettoyés au sel d‘oseille pour qu’ensuite les couches de vernis nouveau s’incrustent harmonieusement.

Ça va briller/ Dans un avion, sur le pont d’un bateau/Ça va briller, à se brûler la peau/ A s’envoler, toujours, toujours plus haut/Où l’amour est beau oh oh oh oh oh 

Sont concernés : hiloires de cockpit et rouf, bôme, mains courantes, … juste que du boulot.

A compter d’après demain à Saint Brieuc.

AIPTEK

Agneta: Vernis soit qui mal y pense.

 

Carénage avant antifouling

L’ antifouling de Saba n’est pas posé que, déjà, une carèneuse de carrière s’est proposée pour ôter les trucs subaquatiques qui freinent la pénétration et de fait la célérité du yacht. D’autres photos à venir. Avec un carèneur barbu ventripotent. Et aussi un poisson nettoyeur du nom de silure.

La ligne de flouttaison

Ce furent – encore ! – de grandes manoeuvres autour de Saba la semaine dernière.

Ponçage: après la coque, les 3 couches d’apprêt gris Marine Nationale et des enduits à n’en plus finir. Mais comme le dit Benoit: « tant que ce n’est pas lisse au toucher…. »

Ponçage pré vernissage des hiloires de roof et de cockpit: le vernis incrusté à poncer c’est vraiment, mais alors vraiment……. le grisé s’accroche.

Ponçage pas fini: la bôme en spruce, les mains courantes, …. bataille contre le grisé et le brillant. Ceux qui savent compatiront petit patapon.

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Supplices marins

Avant de reprendre la saison de navigation, je conseille aux armateurs, capitaines, parons, skippers et à leurs épouses d’inciter leurs équipages à lire ces lignes afin qu’ils ne s’imaginent pas être les maîtres à bord ad vitam aeternam.

Nous allons parler de cale. Non celle qui laisse envisager de bonnes bouteilles entreposées, ni celui – sans e – qui vient au matelot lorsqu’il tire sur les bouts’. Aux matelotes aussi mais j’en vois qui rêvent.

Attention! Les supplices de la cale peuvent entrainer de graves blessures et suffocations entrainant le décès du consommateur patient participant !

D’abord, il faudra se souvenir que ce sont les Hollandais qui ont fait la promotion de ce charmant divertissement: si votre capitaine est batave, gaffe!

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Parmi les ponts de Mai…

… le roof fr Saba.

Superbe réalisation de Marc Nicolas à Saint Brieuc sous la haute expertise de Benoît Tostain et bien sur de Sophie. J’ai oublié quelqu’un?

Après avoir changé 18 mètres de bordés – épisodes précédents – et changé l’hiloire tribord du roof et de cockpit (l’eau douce rogntudju!), les épaisses lattes d’iroko ont été protégées par un contreplaqué élégamment posé collé. Ainsi que le capot de la descente revu et bien revu.

Yapluka….!

Images en photos

La Vieille et la Plate rebaptisées?

Combien de fois avons-nous franchi le Raz

Laissant à l’Ouest le Chat

Queue de rat et pointe du Raz

Par toutes sortes de mers

Toutes sortes de vents

Toutes sortes de temps

Plate sur Vieille

L’équipage veille

 

Nous avons souvent discuté des noms des deux « dames » devant lesquelles nous passons et repassons. Certes (voir ci-dessous), leur appellation relève de l’apparence et de la toponymie, néanmoins – hormis le fait qu’il s’agisse de crisper le matelot afin qu’il s’inquiète de sa route sans que sa libido l’en écarte –  les géniteurs des patronymes des Phares et Balises, sauf misogynie ou truc freudien, auraient pu être plus sympa.

Je suggère de les rebaptiser : le phare de la Demoiselle et la tourelle de la Potelée. Nettement plus sexy. J’ai adressé un courrier aux chefs des Phares et Balises dans ce sens. J’attends le réponse qui ne devrait être que favorable.

Lectures – Dans, je crois « Les mémoires d’un yacht », Jean Merrien raconte le passage du raz vent contre courant où son yac malmené fut sauvé par un petit cargo caboteur qui fit des zig zag devant son étrave pour aplatir la mer ! C’était avant, bien avant.

Ar Groac’h dite la Vieille.

Le phare s’appela d’abord « phare de Gorelebella » (la roche la plus éloignée) avant prendre le nom de phare de la Vieille parce que sa silhouette ressemble à celle d’une dame âgée.

On dit que s’y retrouvent tous les noyés en partance pour l’au-delà, guidés par Ahès, -la fille du roi Gradlon, seigneur de la ville d’Ys- punie pour avoir mené une vie de débauche. Ambiance!

 

Gwrac’h Vihan (petite vieille) ou plutôt La Plate tient son nom du platier sur lequel elle est édifiée.

Et comme le bon sens lié aux coutumes est aussi nécessaire que la cartographie satellitaire, on se rappellera avec effroi – et du rhum ! – le dicton breton évidemment local : Etre enez hag er beg, eman berred ar goazed (Entre l’île et la pointe, c’est le cimetière des hommes)

 

 

Photos empruntées notamment à miss Gasoil de Trescadec