Channel Classic, l’invincible Regatta – 1 de 3

Cricket à Herm

Ce matin-là, à St Peter, les équipages s’affairent pour la régate de clôture de la Channel Classic à courir dans les courants musclés de Sercq. Seule ombre au grand beau temps, le vent est aux abonnés absents. L’épreuve étant annulée, le Comité de Course, propose aux concurrents de se retrouver à Shell Beach, dans le nord-est de Herm. Sur place, l’organisation est rodée et deux pneumatiques effectuent la navette entre les yachts à l’ancre et le rivage, embarquant ladies, hommes, bières et transportant balles, battes et « wicket » de cricket. Une fois sur la plage, les Français bénéficient d’un rapide briefing sur les règles essentielles de ce  sport terriblement british; puis, les matchs acharnés se succèdent entre les 30 yachtmen britanniques et leurs 5 homologues malouins et paimpolais. Le jeu fut fair-play (exception faite du redoutable batteur guernesiais embauché pour l’occasion par les Britanniques déjà supérieurs en nombre). Cet après-midi-là, l’esprit de la Channel Classic Regatta souffla sur Herm.

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Pérégrinations prétérit de mers ordinaires

Promenades sans trop de rencontres humaines, entre marais et pertuis, autour de ce mignon Port du Plomb dont l’activité millénaire intense accueillit marchands, pécheurs, soldats, drakkars, mousquetaires et eut pu être Rochefort si Colbert du Terron (le cousin germain de Jean Baptiste) et le Roy Louis XIV l’eussent voulu. Que nenni, n’ont point voulu!

Port du Plomb où le phare en extrémité de jetée interdit l’accès à la bitte analphabète seulement. Pas à la belle frigorifiée de vents coulis fraîchoux quel que fût le soleil d’hiver rasant couché tôt.

Sur l’estran rocailleux sub falaise, j’imaginais, tel René éberlué sur ses landes ventées, des vestiges d’occupations martiennes, les murets mangés par les marées témoins d’activités humaines, troglodytes de marées basses. J’ai dit martiens, de ces martiens-là autochtones d’Aunis, gens âpres au sel, qui vécurent leur vie labeur entre vagues, vannes et vases, saumures aqueuses et sables érodés.

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Zig & zag dans le Channel

Le retour épistolaire de Lady Taud lors d’un séjour à Dartmouth

Saba boss- J’étais enfin entré dans l’estuaire de la Dart après une longue série de bords de près, strong wind in ze pif. Pas trop le moyen d’échapper aux virements répétés, aucun bord favorable. Fort heureusement, les courants du fort coef. compensait les 30-40 nds de vent froid. Avec 2 ris bien assurés dans la GV, le foc bridé roulé à 6 tours, pataras à cran, Saba faisait son job, nez dans la plume et beau sillage au cul. Quatre à bord, tous vétérans de grosse brise. Près de 40 heures depuis Audierne. Cassoulet dans le Four puis pâtes et soupes chaudes ensuite. Nécessaires pour se sortir de l’humidité froide.

Le ponton était libre devant le RDYC, pas trop demandé d’avis ni d’autorisation, le pavillon français est une sorte de sauf conduit autorisant l’impertinence – messieurs les anglais tirez les premiers *- vis-à-vis de nos cousins préférés. Et Dieu sait s’il est délicat d’entretenir aimablement des relations de cousinage !

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2017, yeeepppeee c’est la fête!

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Hommage respectueux aux marins en avarie dans le grand sud

Nous sommes tous réellement peinés d’apprendre les avaries & abandons des marins du Vendée Globe. Ils démontrent s’il le fallait que le mental du marin est toujours supérieur aux qualités extrêmes de leurs navires. C’est l’homme qui imagine les bateaux, les construit et les pousse dans leurs limites. Chapeaux bas !

sipa_ap21034084_000003mort-de-patrick-mcnee-alias-john-steedsupercopter21

moby_dick_final_chaseLe capitaine Achab et son Péquod comme les navires d’antan se frottaient aux cachalots et autres gros cétacés. Aujourd’hui, les cétacés sont pourchassés et exterminés pour faire place aux poubelles océaniques. Nom de code : OFNI. Objet Flottant Non Identifié. Qui cassent les grands voiliers volants.

Les OFNI nous guettent

Mais du côté de chez nous aussi, sur nos côtes mêmes, ça se bouscule dans le flottage sournois entre deux vagues. Troncs, planches, conteneurs, arbres, filets, …

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Ah! Puis birthday !

14088713_1138136899566127_257515690_nD’abord, merci merci pour les messages, MP, FB, SMS, appels, destinés je pense à me soutenir face à l’adversité que nous subissons toutes et tous même si nous faisons les malins dégagés. Il faut bien s’y faire, cette année est une de plus et le plus est préférable au moins avoue l’optimiste torturé qui est en moi et que je m’obstine à sauvegarder. Cela + ou -, au bout c’est prise de terre. Bref, vanne d’électricien assez nullos in fine.

Ce samedi as usual annuellement se déroulait l’âgée du YCC. J’ai endossé le blazer sur jean mais sans cravate histoire de faire dans le social parmi les porteurs de pulls que tu n’as jamais trouvé le magasin qui les vend. J’adore ce look mais, coincé, je m’y refuse encore au risque de passer pour un provincial cool Raoul qui se fout de son image éponyme. Et se vêt idem à la scène comme à la ville. Ce qui économiquement parlant semble plutôt positif.

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Le jour du surf de Saba, John G. was on board!

Tout amateur de yacht classique sait qu’il suffit d’observer le plan de formes de Saba le Maïca, pour douter de ses possibilités de surfer. En même temps, surfer peut être une performance ordinaire lorsque la maica-sabacoque et l’allure sont conçues pour planer, comme le canote de Jean Le Cam, vieux briscards tous les 2 du Vendée Globe. Mais que, certaines circonstances de mer, de vagues, de vent et de toucher de barre, 11044964_702381993203829_2147250938004632906_nautorisent une coque théoriquement non planante – étroite et profonde par exemple, genre post couloir lesté – à partir au surf. C’est à dire rester sur la vague et même la doubler pour rattraper la précédente. Je plane pour moi! Rigolo non?

En ce temps-là, il était ordinaire de quitter Paimpol pour aller chasser les podiums dans le sud, entre Morbihan et Charente. Convoyage généralement effectué à deux équipiers. A deux car comme le précise l’une des sentences Pagan: Du monde à embarquer à la fin d’un diner parisien, beaucoup moins le lendemain.

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Saba ou l’impossible carénage à Carénage (97133)

567_001Genèse idiote – Je pressentais d’aller caréner Saba au rivage de l’opportune Carénage. Problème n° 1, Carénage est désormais Gustavia, à St Barth. Et n°2, avant de traverser l’Atlantic Ocean, il fallait caréner. Alors j’ai carénée Saba à Paimpol. Les grandes idées romantiques se heurtent souvent ainsi à la réalité pragmatique.

Ainsi, avant d’entrer dans le fil du sujet , cette poésie Sardines à l’huile de l’excellent Georges Fourest (1867-1945)

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Un (Le!) Saba sinon rien

31Après 14 ans de partages actifs, je vends Saba pour diverses raisons dont la principale est de ne plus pouvoir la faire autant naviguer. Et qu’un yacht qui reste au port risque de s’abimer plus vite qu’en navigation.

Les caractéristiques et l’histoire du yacht sont visibles là 

Visible chez Dauphin Nautic, Saba vient d’être sortie de l’eau à Paimpol et le carénage a été effectué.

La coque en bordés francs acajou est en bon état; le pont mériterait d’être étanchéifié.

Le moteur Beta Marine 28CV démarre toujours et fonctionne très bien.

Les voiles – GSE, GV avec taud, spi – sont en bon état.

Le pilote barre franche fonctionne. Les 2 batteries, les coupe circuits et la pompe de cale sont récents.

Saba a été essentiellement entretenue au chantier Conrath à Paimpol; les matelas (7 couchages possibles!) et les voiles sont abrités au sec chez Accastillage Diffusion à St Brieuc.

Valeur expertise 2011: 60 000 €. Mais le prix de vente proposé est très nettement inférieur!

Toutes les questions et infos utiles par mail ou par téléphone au 06 07 294 560

Ou bien allez sur Le Bon Coin

Defi bar 2012_16-borderSABA Trébeurden-Lézardrieux 4 et 5 Octobre 2014  (8)MINOLTA DIGITAL CAMERAKIF_2349

 

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Retrouvailles de goél’

sterwennCela faisait un moment que j’n’avais goélé ! Pas la mémoire des dates mais des canotes si. La dernière fois ce fut longtemps Escapade la belle, depuis exilée en Italie semble-t-il. En même temps son premier armateur commanditaire ne fut-il pas le marquis de Sassevalle, membre du Yacht Club de France, qui termina ses jours sous les cieux italiens. 

Donc là j’embarque au tout petit matin au bout de  3 heures de sommeil après une jolie soirée avec Céline et Benoit, nos Paimpolais, et Malorie, nouvelle amie arrivée au YCC. Ma belle a dormi les mêmes heures, m’a accompagné au bassin du Musée avant de rentrer préparer le petit dèj’ des Paimpolais à la maison.

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