Mise en bouche 2017

Première régate de la saison, l’appellation d’origine incontrôlable de Mise en Bouche aura donné de la Bouse en Miche, Bise en Mouche, voire d’autres jeux nettement plus fellatieux dès lors qu’on se prête aux marivaudages véliques. Conseils donc, histoire d’échauffer les pudibonderies latentes : lors de ladite mise en bouche, évitez de fumer la pipe, d’appeler les pompiers, de turlutter le spi ou de proposer des gâteries au vainqueur.

En 2010, la fameuse MEB s’était déroulée conjointement dans le Golfe, au Bono, et dans les Pertuis.

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Channel Classic, l’invincible Regatta – 3 de 3

La course Paimpol – Saint Peter à bord de Z.

07h50 – 08h50. Les uns derrière les autres, les yachts quittent le port. Les pavois ont été descendus, les tauds de voiles repliés et la longue cohorte classique prend le chenal.

A bord du Tigre Z dessiné par Georges Auzépy Brenneur, nous sommes 5, Hélène et Xavier, Stevan, Pascal Niard le Malouin armateur du sloop construit au chantier Pouvreau en 1967. Et moi-même.

Le voilier mesure 13,37 m au pont, 8,20 m à la flottaison, 2, 62 m au maitre bau, 1,45 m de tirant d’eau et déplace moins de 5 tonnes.

Une tasse de café à la main et la barre entre les jambes, Pascal raconte son bateau.

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Plaisirs de Plaisance mais pas que

Dédié à : À tous les plumitifs véliques, aux écrivains de mers et à Homère notre père, qui magnifia les marins en des temps où il n’était pas toujours plaisant de l’être ; berceau et bateau mènent
à la même fin : un trou dans l’(e)au-delà.
Et puis, bien entendu, à toutes celles et tous ceux qui naviguent, ont navigué, rêvent d’embarquer pour aller vérifier si les vagues secouent autant que les risées.
Si on ne s’est pas croisé sur l’eau, on s’y croisera parce que c’est là qu’on est encore maitre de son propre destin et que le partage nécessite autant d’attentions qu’il apporte de bonheur. C’est beau, dit comme cela, non ?

Deuxième (troisième mais bon!) ouvrage produit et diffusé en indépendant. Sur la plateforme Create Space d’Amazon.
Je n’éprouve aucun ressentiment contre les éditeurs, sincèrement non.
Mais un livre est un moment de vie qui a usé un peu l’auteur qui s’use encore plus – non pas à convaincre un éditeur – mais à attendre, toujours attendre la date de parution, le résultat des ventes, … plus usant que d’écrire.
Donc, je me fais mon indépendant et j’écris et réalise et suit. Je sais où sont mes livres.

Et je saurai si vous aurez aimé celui-là. Bonne lecture.

On le trouve là

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Non au vieux gréement !

Fais pô tes nerfs, calmos! Je parle du néologisme rapidement traduit et qui n’évoque – oui miss & mister – que les globalement voiliers de travail aurique. C’est-à-dire à corne, ok mon lapin ? La corne n’ayant à voir avec le diable fourchu ni non plus l’excroissance liée au dérapage conjugal, mais avec l’espar (corne ou pic) qui tend la voile.

Pour préciser dans le détartrage détaillé : la voile au tiers ne concerne pas les parties à trois (ni à Troyes dans l’Aube) et la livarde n’est pas le surnom d’une copine chinoise à peau blanche (tu traduis gringo ?)

Le vieux gréement est devenu donc le terme générique pour tout ce qui surnage vieux. Généralisons donc : vieux gréement c’est globalement bateau de travail à voilure aurique. Du lourd, du costaud, élégant & pro. Comme ici Unity of Lynn.

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Jauge Classique évolutions

Compte tenu de l’évolution de la Jauge Classique et l’autorisation prochaine des appendices, foils, gréements et voilures exotiques, de telles figures vont être possibles sur les yachts classiques. Donc, là c’est anticipation mais à peine!

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En route sans doute car qui doute n’amasse pas route

Je tiendrai à préciser que les équipières et piers assis au vent ne sont ni puni(e)s? ni privé(e)s de la chaude chaleur du carré si propice à partager belles phrases et verres à ras bord. Les deux s’harmonisant particulièrement au mouillage comme au port. Du pur bonheur classico vélique!

Or donc, le PDV de Saba a chuté – boum! – (25,23,12) afin de permettre à la ou au prochain((e)s armateur de pouvoir effectuer les travaux de remise en état pour un montant final fort raisonnable compte tenu du « marché » comme du pedigree du yacht.

Subjectivement, Saba est un super canote .. et objectivement itou.

Par conséquent, je souhaite beaucoup de bonheur à la/au prochain(e) armateur (e) ! Et, promis, si je croise Saba sur une ligne de départ, je vous laisserai filer devant avant de venir boire un verre à l’escale (si j’y suis convié of course!)

Pour tout savoir

 

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Channel Classic, l’invincible Regatta – 2 de 3

La suite de la première partie, et oui!

Thalamus, le ketch vert, dessiné par François Sergent (1911-2000) au chantier Rameau à Etel en 1963/1964, mesure 14.50 m au pont, 10,10 m à la flottaison, 3,51 m au maitre bau, 1,86 m de tirant d’eau et déplace 11,43 tonnes. Assis dans le vaste cockpit, Paul Mazars raconte l’histoire du yacht familial : Thalamus succéda à  Ailes Blanches, un robuste ketch de 10 m de type norvégien. Lorsque mon père commande son nouveau bateau, j’avais 18 ans. J’ai suivi chez Rameau l’avancement du projet : vu ces merveilleux charpentiers travailler à l’herminette le massif de quille, ployer les membrures acacia à la vapeur, réaliser le bordé en double plis d‘acajou croisés. Ce chantier a disparu, dommage. Les voiles, commandées chez Tonnerre, se sont révélées d’une qualité remarquable : 50 ans et 30.000 milles plus tard, j’en utilise encore certaines ! Le bateau fût immédiatement parfait et ne nécessita que quelques mises au point. Partis de Belle-Ile le 19 juillet 1964, nous sommes parvenus le 28 juillet à Madère après une navigation – au sextant et au CONSOL – sans aucun problème. Le retour entre Madère et Tanger, vent debout, fut nettement plus humide. Ensuite, Thalamus gagna Toulon où il fut tellement longtemps amarré que c’est toujours son port d’attache « officiel ».

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PAPI ne fait pas de résistance et même fait mieux non mais !

La protection du littoral face au risque de submersion marine impose la mise en œuvre du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI).

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Pourquoi tu vends Saba, oui pourquoi ?

La scène se déroule dans un bar d’Avranches que je recommande aux amateurs d’archaïsmes alcooliques. Il fait sans nul doute partie de l’itinéraire de délestage obligatoire & quotidien de – certains – voisins dont la marque des fesses est creusée lustrée sur les tabourets de bar au début puis sur les banquettes défoncées au bout de quelques verres. Quelques ? My œil ! Les tables intègrent l’empreinte en négatif des coudes à tel point que tu te cales ergonomique. Hic ! La patronne fait la belle et te sort son accordéon pour des trilles soufflées poussées tirées. Contente d’accueillir des nouveaux.

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Channel Classic, l’invincible Regatta – 1 de 3

Cricket à Herm

Ce matin-là, à St Peter, les équipages s’affairent pour la régate de clôture de la Channel Classic à courir dans les courants musclés de Sercq. Seule ombre au grand beau temps, le vent est aux abonnés absents. L’épreuve étant annulée, le Comité de Course, propose aux concurrents de se retrouver à Shell Beach, dans le nord-est de Herm. Sur place, l’organisation est rodée et deux pneumatiques effectuent la navette entre les yachts à l’ancre et le rivage, embarquant ladies, hommes, bières et transportant balles, battes et « wicket » de cricket. Une fois sur la plage, les Français bénéficient d’un rapide briefing sur les règles essentielles de ce  sport terriblement british; puis, les matchs acharnés se succèdent entre les 30 yachtmen britanniques et leurs 5 homologues malouins et paimpolais. Le jeu fut fair-play (exception faite du redoutable batteur guernesiais embauché pour l’occasion par les Britanniques déjà supérieurs en nombre). Cet après-midi-là, l’esprit de la Channel Classic Regatta souffla sur Herm.

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