Passez nos fringues de mer à la machine,

Passez nos fringues de mer à la machine,

Pour voir si les couleurs d’origine

Peuvent revenir*.

Le sujet est sempiternel : comment dessaler nos vêtements de mer en cours ou en fin de saison ?

Tant qu’il s’agit de textiles, suivez les instructions portées sur l’étiquette ( si c’est écrit en chinois, trouvez un traducteur, en hongrois, une Hongroise, etc. )

Pour les polaires et autres mélanges gore textés, même scénario : lire la notice.

Pour les cirés et leurs accessoires, le rinçage a la mano – pas celui de la tribu de Dana ! – à l’eau douce exclut toute forme de tambour de machine. Séchage en zone bien ventilée pour l’odeur de mer et poissons ôter.

– Et les gilets de sauvetage automatiques ?

– Je conseille d’en passer un à la machine si vous voulez changer votre électro ménager en attaquant le fabricant CAR IL N’EST PAS PRéCISé DE NE PAS LAVER les gilets de sauvetage automatiques à LA MACHINE !

Cet exemple utile vient de l’expérience d’un mien ami, ou plutôt sa chérie, qui colla tout – fringues, cirés, gilet – à la machine : le hublot était bloqué, il a fallu le forcer à la barre à mine puis attaquer le gilet gonflé au couteau. Life is not a long quiet river !

 

 

 

 

Ceci est un complément du Dico insolite des Mots (Maux) Marins.

Ah oui! Pour acquérir un new gilet automatique, demandez Benoît chez AD St Brieuc.

 

 

 

 

 

* Merci Alain Souchon pour l’emprunt dévié

Saba rematée, Saba rebômée!

Sous le presque soleil annonciateur de pluie briochine, par la grâce active de Benoît, le boss d’Accastillage Diffusion, de Nicolas le grutier et sous les flashs photo de Sophie the shrimp of ze Neubourg, Saba s’est élevée au-dessus de l’eau pour redevenir le voilier ardent que ceux qui l’ont affrontée connaissent par son fier remâtage accompagné de sa bôme de spruce comme Tonton Illingworth les concoctait dans les sixties.

Départ vers La Rochelle la semaine avant le Grand Pavois.

Autoclavé ! Ou le convoyage (h)ilarien*

Toujours un plaisir de retrouver les yachts classiques à Port Louis où les services du port n’ont d’égal que ceux de Paimpol : amabilité, disponibilité et hyper efficacité.

Passant outre les propos de Patrick B. à mon sujet (Philippe a pour habitude d’embarquer des mineures !), Patricia & Christophe m’avaient confié le convoyage d’Ilaria, ravissant cotre de 15,80 m dessiné par Laurent Giles et construit en Italie. Convoyage à titre gracieux parce que le canote le vaut bien. J’avais recruté Pascal alias Babybel Blitz * qui lui-même recruta Romuald, le Napoléon Grek***. Deux vrais marins avec lesquels on manœuvre sans trop de commandement comme on profite de l’instant en optimisant la navigation.

Proclamation des résultats de la première étape de la PLR dont on retiendra le translation showman alias mister VP C° du YCC. La version GB fut plutôt plus rigolote que la Frenchie. D’autant que les mêmes Anglais déploraient la franchouillitude des vacations qui leur interdisait d’avoir accès aux infos utiles. Brexit punishment ? Puis ce furent diner d’équipage et bar papotages.

Après que nous l’ayons avitaillée (!), Ilaria accompagne la flotte jusqu’à la ligne de départ et suit les démêlés réclamatifs entre Kraken et Cervantès.

Et hop ! Direction Douarnenez dans la brise fraichissante in ze pif. Entre 20 & 25 nds. Un ris et le yankee. En croisant Initiatives Coeur à Samantha Davies et Le Mutin, patron Cédric. Bavardages VHF.

– Le yankee tu vois tellement bien sous le vent que tu as du mal à lever ton QI pour endrailler la trinquette !

Hormis le mode d’emploi de Christophe, les indications techniques étaient écrites en italien. Le terme « autoclave » (chauffe-eau) devint notre leitmotiv. Autoclave par ci, autoclave par là. Au bout de deux jours, nous pratiquions l’italien du mode d’emploi. Equipage hilare à bord de la belle Ilaria.

Remontée donc pour s’arrêter mouiller sous Penfret. Guindeau HS et davier quelque peu tordu qui, avec de la chaine de 10, laissaient augurer d’un relevage musclé. Le vent s’établissait à 25 nds de Nord ! tandis que nos voisins sautaient dans les vagues courtes, Ilaria se dandinait élégamment.

Au diner, après les entrées, ce fut un couscous spécial Penfret animé par les discussions techniques électricité et moteur de Romuald. La marée baissant, les vagues se calmèrent.

Au matin, la mer est celle du vent descendu à 15 nds.

A l’évidence, le démouillage allait être hard ! A la mano, of course!

Nous recourûmes à la technique de l’aussière frappée sur la chaine et remontée au winch de foc. Le parcours était direct, bien utiles les passavants dégagés et le pont flush deck !

Soulagée au moteur, la bagarre musclée dura une heure et l’ancre finit par déraper. La chèvre de Monsieur Seguin combattît toute la nuit. Muscles surchauffés pour les matelots mais le job was done.

Go to Penmarch au débridé (1 ris & yankee) puis yankee réduit en baie d’Audierne, vent du raz, vers Pouldreuzic. Entre pays Bigouden, Glazik et Penn sardin.

– Avec, furieux d’y être coincés, le Capistes, commenta Romu qui ne les apprécie guère.

Direct vers la Vieille et la Plate, courants poussants. Jolie lumière. Vent fraîchoux.

Ascenseur de 2 heures après la basse mer, passées les 2 frangines du raz, Ilaria absorbe les habituelles vagues désordonnées, très élégamment.

Enfin, on ouvre au travers, cap sur Douarn ! Avec des pointes d’euphorie à plus de 10 nœuds.

L’entrée dans l’écluse du Port Rhu est hors horaires administratifs. La capitainerie de Tréboul informée de notre arrivée, avait balisé de rouge et blanc les 16 mètres de ponton nécessaires à accueillir la belle italienne.

Envoi : envisageons Ilaria dans la prochaine Classic Channel Regatta. Je dis ça je dis rien, isnt’it Patricia et Christophe. Le message est fort peu subliminal, m’enfin!

* Ilaria est un prénom définissant quelqu’un de joyeux. St Hilaire rigolait tout le temps. Ce qui a donné hilare. Nous avons donc bien rigolé.

** La vitesse quantitative d’absorption de la pâte cuite blisterisée rouge par le susdit: à ne pas voir!

** on nomme les Groisillons Grek car leurs Groisilllonnes avaient toujours une cafetière (grek en breton) sur le feu pour réchauffer les pêcheurs de la famille à leur retour. Pontivy fut Napoléonville, d’où le raccourci sémantique.

Port Rhu 1992.

Escapade (tauds bleus) à couple de Stormy Weather

Nettoyage intrinsèque à grande eau

L’extérieur repeint et vernis brille au jeux d’eau du port éclairés par les rayons solaires. Cette phrase naze est préambule à la suite puisque Saba ne connait plus guère de fuites pénétrantes.

Avec le temps, rien ne s’en va. Poussières et gravats de bois. Bouteilles ballotées et laitons piquetés. Gazinière rouillée jetée.

Pas d’alternative, il faut frotter. Seules les fées peuvent assumer*.

Elles le firent, gantées de rose, à l’aspirateur, à la brosse, à l’éponge dans les débordements détergents!

Avant de tout rincer au jet. Tous les produits vont dans l’eau car ils sont plus bio que l’eau.

Désormais, les couchettes sont prêtes, matelas ajustés, ya plus qu’à aller se coucher. Entre les quarts de nav et ceux de vins divins savourés l’auriculaire en l’air comme les princesses, seules, savent le faire même après avoir ardemment oeuvré.

* Je ne prétends pas que seules les Dames sont expertes en ménage. Sinon le leur avec mari, babies, patrie. Le home sweet home est aussi l’homme sweet homme.

Saba back to water

Coup de fil avec Benoit : Saba sèche, beaucoup, sous le beau bâtiment Rosengart. Faudrait la remettre à l’eau au plus tôt. Plannings boulot estivités en remplissage full. Ok, je blablate asap. Ce qui vaut une rencontre improbable avec un ami de longue date du père de Pierre et donc beau père de Chloé. J’aime bien BlaBlaCar spécialement pour les belles discussions imprévues.

Donc. Benoit a déjà passé 2 couches sur le contreplaqué du roof. Reste les 4 rectangles pour poser les Velux®. Je rigole mais ce fut la réponse donnée aux badauds curieux. Que nenni, c’est l’antifouling pour ne pas déraper.

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Saba et le jour sans refit.

Descente Paris Saint Brieuc via le Mont où juste après le Couesnon, le pays breton sent meilleur. Stop photo dans un chemin creux, failli me prendre le suivant dans l’arrière train à la suite de mon coup de frein pré-panoramique. Ou plutôt du panorama au bout du pré. L’Amour est dans le proche.

Retrouvailles au Légué avec Sophie et Benoit et bien sur avec Saba.

Papotages entre vernissages.

Objectifs : ponçages des parties à vernir à terminer, antifouling, rangements intérieurs, remplissage aqueux de la cale, peinture rouf, …

Pour poncer ça a poncé. Bôme etc… et première et seconde couche de vernis.

 

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Sel d’oseille

Joli mot pour dire acide oxalique.

Damned, pourquoi je fais mon petit chimiste ?

On le trouve à l’état naturel sous forme d’oxalate de potassium ou de calcium dans les racines et rhizomes de nombreuses plantes telles que l’oseille, la rhubarbe, la betterave et les plantes de la famille des oxalis. Les oxalates sont également présents dans l’urine animale et humaine. Ils forment aussi des composés minéraux dans les rognons de silex.

Fabuleux non ?

Mais pourquoi je ponds ce truc ?

Parce que le sel d’oseille s’utilise comme rongeant, décolorant en teinture, détartrant et complexant éliminant les taches de rouille, vernis et encres depuis le XVIIIe siècle.

Et voilà le mot-clef : VERNIS !

Donc, les vernis passés poncés demeurés gris de Saba vont être nettoyés au sel d‘oseille pour qu’ensuite les couches de vernis nouveau s’incrustent harmonieusement.

Ça va briller/ Dans un avion, sur le pont d’un bateau/Ça va briller, à se brûler la peau/ A s’envoler, toujours, toujours plus haut/Où l’amour est beau oh oh oh oh oh 

Sont concernés : hiloires de cockpit et rouf, bôme, mains courantes, … juste que du boulot.

A compter d’après demain à Saint Brieuc.

AIPTEK

Agneta: Vernis soit qui mal y pense.

 

La dockside fait-elle le marin?

A-t-il le pied plus marin l’individu qui chausse des docksides tous les jours de l’année que celle ou celui qui alternent chaussures de ville, de sport, charentaises et docksides?

La réponse à la question est particulièrement cruciale lorsque les beaux jours reviennent et que les embarquement houleux vont reprendre.

Après avoir lu cette enquête, amigo, tu ne regarderas plus jamais tes docksides sans sentir venir un léger haut le coeur nauséeux.

Pour cette étude nécessaire, j’ai donc élaboré le panel le plus exhaustif possible. Mais en même temps – Mac dixit – considérant le budget limité à rien de l’étude (frais de transport limités because les grèves perlées, invitations aux arrivées hasardeuses à cause des postiers branleurs,  …), je me suis cru autorisé à faire participer le seul cobaye sujet que j’avais sous la main. Ma pomme en l’occurrence qui s’est prêtée spontanément à l’interrogatoire non sans le taxer de schizophrène. Toujours moins définitif que schizosapin dirait mon pote Borgnole, Jean Louis Borgnole.

Je ne gonflerais pas le lecteur avec la liste des desiderata mais irai droit au but.

Dans les deux cas, la réponse est positivement oui: on peut avoir le pied marin – et par contradiction le mal de mer – en santiags, en tongs, pieds nus, en ballerines, en espadrilles, en bottes de 7 lieues, en docksides of course, … le pied marin est en réalité une histoire d’oreille interne.

Pour ne pas en rester à ce stade, l’enquête porta sur les bottes de mer, les cuissardes, les chaussures de ski, … mais ceci est une autre histoire. Je m’en voudrais d’abuser de votre patience par ma science. Kenavo amigo!

Bar & barre

Ici Madame

Monsieur

Le barman

Tient le bar

Et la barre.

Tiens bon le vent

Mon neveu

Si tu ne tiens pas

A t’en prendre un

D’extravagant

Avec un cocard !

Fais ton malin

Jeune marin

Avale ta soupe

À la proue

– choux genoux hiboux –

Et gerbe,

Imberbe,

À la poupe.

Carénage avant antifouling

L’ antifouling de Saba n’est pas posé que, déjà, une carèneuse de carrière s’est proposée pour ôter les trucs subaquatiques qui freinent la pénétration et de fait la célérité du yacht. D’autres photos à venir. Avec un carèneur barbu ventripotent. Et aussi un poisson nettoyeur du nom de silure.